Un 9e Jumping de Monte-Carlo "saut" chic

Jumping : une première pour le licencié monégasque Maxime Zegerius

Le jeune homme aux vastes yeux océan venait de terminer sa deuxième épreuve amateur. Pour sa première sortie internationale, il a terminé cinquième. Il y avait de quoi jubiler, et de quoi rendre fier son sponsor Façonnable.

A bientôt 17 ans, Maxime Zegerius, licencié à la Fédération équestre de Monaco, pratique l'équitation depuis cinq années. Une passion dévorante dont il compte bien faire son métier. Le Jumping de Monte-Carlo était l'occasion, pour ce natif de la Principauté, de s'essayer à un premier concours amateur international à 1,20 m.


Que penses-tu de ton premier Jumping de Monte-carlo ?

Je suis vraiment heureux. J'ai terminé cinquième aujourd'hui, avec ma jument Radieuse de Carolles. Le jury classait six cavaliers et on a réussi à en faire partie. Tout s'est très bien déroulé. Pourtant, hier, ma jument était un peu stressée et elle a refusé de sauter un obstacle (ils avaient terminé 16es). Elle est jeune, elle n'a que neuf ans et c'est notre premier concours international à tous les deux.

Comment as-tu trouvé la piste monégasque ?

Elle est très difficile. C'est la première fois que je me trouve sur une piste si étroite. C'est assez compliqué de savoir où passer et de bien appréhender les obstacles et les virages avec cette exiguité, mais elle s'en est très bien sortie.

Comment es-tu venu à pratiquer l'équitation ?

Ça m'est venu comme ça, en en faisant un peu l'été, en balade. C'est mon petit frère qui a commencé. J'ai essayé, ça m'a plu assez pour que je prenne des cours et j'ai rapidement pris goût au saut d'obstacles. 

Où t'entraînes-tu ?

A Avignon, avec mon coach Aurélien Silvestre. Il est d'ailleurs venu me soutenir pour le Jumping. Je n'ai pas de groom, je m'occupe moi-même de mon cheval. 

Comment as-tu rencontré ta jument ?

Elle était dans l'écurie où je pratique. Mon entraîneur me l'a faite beaucoup monter un été. Dans un premier temps, ça ne se passait pas très bien. Puis j'ai commencé à trouver les "boutons", à voir comment elle fonctionnait, et maintenant, nous avons une très bonne relation. J'ai d'ailleurs fini par l'acheter. On a énormément progressé tous les deux cette année. Lors de nos premiers concours, en septembre, on ne sautait qu'1,05 m. Aujourd'hui, on saute 1,20 m.

Penses-tu que l'animal a conscience de l'enjeu ?

Oui, bien sûr. Les chevaux sentent qu'ils sont en concours. Ils sont parfois stressés et ça se voit dans leurs yeux, par exemple. Ils tranpirent beaucoup et peuvent avoir la diarrhée aussi. Ils ont une volonté plus forte alors qu'à la maison ils sont parfois moins concentrés. Mais ils s'amusent tout de même. Ils aiment bien sauter. On s'en rend compte lorsqu'on fait le tour d'honneur. Tous les chevaux tournent les uns derrière les autres, ils sont excités et c'est une très bonne sensation.

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