Grand prix de Monaco : Un 78 tours mythique

Stéphane Richelmi : "Je sais que c'est ma dernière chance"

A 24 ans, Stéphane Richelmi va disputer sa troisième saison en GP2. En constante progression, le Monégasque repartira pour un tour sous les couleurs de l'équipe DAMS. Auteur d'une année convaincante, terminée à la huitième place, il aborde sa dernière occasion de grimper en F1 sans retenue.

"En restant dans la même équipe, je sais que je vais gagner du temps. Quand je suis arrivé ici, je n'avais pas un énorme palmarès, je venais de Trident, qui n'est pas un top team. Maintenant, je sens qu'on m'écoute plus, je sais que j'ai franchi un cap."

Depuis sa chambre d'hôtel d'Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, où il s'apprête à enchaîner les tours de piste lors de longues séances de tests (entretien réalisé le 11 mars), Stéphane Richelmi semble plus déterminé que jamais. 

"Pendant ces tests, on roule énormément. C'est très important parce que pendant les week-ends de course, on a très peu de temps pour régler tous les petits détails."

Perfectionniste

Ces petits détails, c'est ce qui fait souvent la différence entre ceux qui bataillent pour la gagne et les autres. Stéphane Richelmi, lui, est un véritable perfectionniste. Préparation physique, réglages, le pilote du Rocher s'investit à 100 %. 

"C'est indispensable de s'impliquer. La partie mécanique m'intéresse, je suis assez curieux. J'ai tendance à tout noter. Parfois, c'est limite trop. Mais si j'ai un peu de temps avant un départ, je préfère regarder une énième fois une vidéo de caméra embarquée plutôt que d'aller sur Facebook… En F1, un gars comme Räikkönen ne se préoccupe pas de tout ça. Mais moi, je préfère fonctionner comme ça. Au moins, je me dis que je n'ai rien à regretter."

En quête de plaisir

Lors du premier rendez-vous de la saison, le 4 avril à Bahreïn, Stéphane Richelmi fera partie des "vieux routiers" présents sur la grille. Dans cette formule de promotion, personne ne cherche à s'éterniser, tout le monde rêve de s'offrir un tremplin vers l'univers bien plus prestigieux de la F1. Certains y arrivent très rapidement. D'autres doivent mûrir, attendre d'avoir le bon volant en mains. 

"Ceux qui ont réussi à grimper en F1 dès leur première année, ce sont des phénomènes comme Nico Rosberg, Lewis Hamilton ou Nico Hülkenberg. Moi, je vais démarrer ma troisième année. Je sais que c'est ma dernière chance d'y arriver, mais je préfère ne pas y penser. Bien sûr, je me mets la pression. Mais je me dis surtout que c'est un plaisir absolu de faire ce que j'aime, de rouler sur les plus beaux circuits du monde." 

Monté à une reprise sur le podium, lors de la course 1 à Silverstone, où il avait fini deuxième, Richelmi se sent en mesure de grimper dans la hiérarchie. "Pendant la deuxième moitié de saison, je me suis rapproché des meilleurs, j'ai terminé quatre fois quatrième (à Spa, à Monza et deux fois à Singapour). Pour progresser encore, il faudra que j'arrive à éviter quelques accrochages."

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