Grand prix de Monaco : Un 78 tours mythique

Une revanche 
à prendre pour Stefano Coletti

Un début de saison 2013 tonitruant, des podiums glanés aux quatre coins du globe, une victoire de prestige à Monaco. Tout semblait indiquer que Stefano Coletti allait remporter le titre mondial en GP2. Mais après une deuxième moitié de championnat très décevante, le pilote monégasque a plus que jamais envie de prouver qu'il a les épaules pour briller au plus haut niveau.

A sa place, d'autres auraient sérieusement gambergé. Quand on domine les débats pendant plusieurs mois, en compilant sept podiums lors des onze premières courses (sur chaque circuit, deux épreuves sont disputées durant le week-end) et qu'on ne marque plus le moindre point durant les onze suivantes, le doute est permis. 

"C'est vrai qu'il y a un moment où tu te poses forcément des questions. Mais bon, je sais que ça ne venait pas que de mon pilotage, puisque les résultats de mon coéquipier (Simon Trummer) ont nettement chuté en deuxième partie de saison", relativise Stefano Coletti.

Très performantes en début de saison, les monoplaces de l'équipe italienne Rapax ont ensuite connu plusieurs soucis, comme l'expose le Monégasque. "On a eu des problèmes techniques quand les nouvelles gommes sont arrivées en GP2. On n'a pas su s'adapter. 

A chaque course, on pensait trouver la solution, mais on n'y arrivait pas. La voiture manquait de grip général. Ce qui était bizarre, c'est que sur la piste, j'avais parfois la sensation de faire un super tour et quand je regardais le chrono, j'étais très loin de ce que j'avais imaginé…"

"Rétablir l'équilibre"

Grâce à ses premiers mois épatants, Coletti a tout de même conservé son statut de leader jusqu'à Monza, le neuvième rendez-vous sur les onze que comptait le calendrier. "J'avais plus de soixante points d'avance. C'est vraiment frustrant de terminer cinquième du championnat dans ces conditions." 

C'est surtout un coup de frein quand on a pour ambition de frapper à la porte du monde très fermé de la F1. Mais c'est loin d'être un coup d'arrêt, si l'on en croit le pilote qui fêtera ses 25 ans le 6 avril. 

"Je vais refaire une année de GP2, mais on ne peut pas dire que ce sera une année de perdue. Les gens qui devaient voir que j'avais les moyens d'évoluer plus haut ont vu ce qu'ils devaient voir. Maintenant, j'ai une revanche à prendre. Il faut que je rétablisse l'équilibre."

Malgré son écroulement dans la dernière ligne droite, Stefano Coletti assure que sa cote n'a pas faibli dans les paddocks. "Toutes les équipes m'ont appelé, parce que j'ai de l'expérience et que j'ai quand même gagné des courses. C'était à nous de ne pas nous tromper, de faire les bons choix pour que 2014 se passe du mieux possible."

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