Enduro des portes du Mercantour : encore et toujours Vouilloz

Trois cent cinquante spécialistes en lice, des tracés splendides et très techniques : l'Enduro des portes du Mercantour, c'est du sérieux. Pendant deux jours, des coureurs bardés de titres internationaux se sont affrontés pour la victoire finale, qui est revenue à l'inoxydable Nicolas Vouilloz.

Arpenter l'arrière-pays niçois, se laisser guider par les monts du Mercantour, c'est se rapprocher d'une incroyable mine de talents. Il faut croire que l'endroit est propice à faire naître les vocations, à abriter les exploits des plus grands champions du genre. 

En clair, sur la planète VTT, les Alpes-Maritimes représentent un point nettement visible. L'Enduro des portes du Mercantour a une nouvelle fois permis de le constater. 

Organisée par le CSPM (Club des sports des portes du Mercantour) et la famille Giordanengo, la compétition a rassemblé un plateau de choix. 

Nicolas Vouilloz, sept fois vainqueur du titre mondial en seniors et trois fois chez les juniors et Fabien Barel, sacré deux fois en Elite et une fois chez les jeunes, en étaient les joyaux les plus brillants. Derrière eux, une meute de poursuivants aux dents longues était bien décidée à ne pas les laisser filer sans résistance vers la victoire.

Dans les grands huits

A la lecture du programme, tous se doutaient que la mission allait être particulièrement corsée. Au menu de la première journée ? 

Quatre épreuves chronométrées qui allaient permettre de dessiner une hiérarchie entre les prétendants à la victoire. Et pour grimper sur la première marche du podium, il fallait se lever de bonne heure…

"Les parcours sont absolument grandioses. On a de la terre un peu souple au-dessus de pierres dures. Donc on peut énormément dériver, il y a des mouvements de terrain. Ça nous permet de rouler dans des chemins qui ressemblent à des grands huits", expliquait l'un des régionaux de l'étape, Fabien Barel. 

"On enchaîne sans arrêt montées et descentes, contre-appuis, dévers. Du coup, comme on dit chez nous, c'est "guignol", c'est que du bonheur."

Du bonheur et du spectacle aussi, pour ceux qui s'étaient installés en bord de piste pour vivre la compétition à 100 %. La formule enduro, alliant des passages caractéristiques des épreuves de descente mais aussi de cross-country, est idéale pour ménager le suspense.

Un "maître" et de jeunes loups

D'emblée, malgré le fait que sa licence mentionne son classement en catégorie "master", celle des plus de 35 ans, Nicolas Vouilloz montrait qu'il était toujours vert. 

Lors de la spéciale inaugurale, dont le départ avait été programmé à Guillaumes, il s'emparait de la tête. A soixante centièmes du favori, on trouvait les nettement plus juvéniles Florian Nicolaï (19 ans) et Nicolas Quéré (23 ans). 

Rémy Absalon, vainqueur de l'Enduro 2011, se glissait au quatrième rang. Rien n'était encore perdu pour le frère de Julien, double champion olympique de cross-country.

Durant les trois manches suivantes, le quatuor allait se livrer une féroce bataille. Personne d'autre n'allait parvenir à s'intercaler dans ce groupe de tête, quel que soit son ordre à l'arrivée. 

Embarqués dans la haute-vallée du Var, les concurrents, qui effectuaient les liaisons entre les différentes spéciales (SP pour les initiés) à vélo, appréciaient les passages par des zones en sous-bois avant de se lancer dans les "terres grises", des grands canyons de schiste. Hormis les membres du top 20, les concurrents partaient par groupe de trois. De quoi renforcer la concurrence…

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