XVIes Jeux des Petits Etats d'Europe : Dites 33 !

"Voyage, voyage..."

Comme à l'accoutumée, la délégation monégasque s'est rendue comme un seul homme sur les terres d'accueil des Jeux des Petits Etats d'Europe. A l'aller comme au retour, c'est un vol par charter qui a amené à bon port l'ensemble des sportifs, accompagnants et officiels.

Nous sommes le dimanche 31 mai. Il n'est que 9 h 30, mais le thermomètre affiche déjà des températures au-delà des vingt degrés à l'aéroport de Nice. Il ne faut d'ailleurs pas attendre bien longtemps avant de voir polos et vestes de survêtement floqués "MONACO" pointer le bout de leur nez. Au café du T1, on distingue déjà Marcel Pietri, l'emblématique professeur du Judo Club de Monaco. Vivant à Nice, il est arrivé par ses propres moyens pour le départ de l'aventure. Quelques athlètes l'imitent d'ailleurs, accompagnés de leurs proches. Et le gros des troupes ne tarde pas à arriver. Peu avant 10 heures, deux bus marquent un arrêt prolongé devant les portes de ce fameux terminal. Veste rouge et pantalon de survêtement noir, tous sont logés à la même enseigne. 

Enregistrement et selfies à foison

Première étape, l'enregistrement. Pas simple quand on facture un groupe de plus de 140 personnes, membres de la presse compris. Un espace est d'ailleurs réservé pour le charter de la délégation monégasque. Tour à tour, les athlètes de la Principauté valident leur départ vers l'île viking. En attendant de pouvoir enregistrer leurs bagages, tous discutent et échangent avec leurs homologues d'autres disciplines. Il faut dire que bon nombre se connaissent depuis quelques années et ont partagé quelques participations aux JPEE. De quoi faciliter la convivialité naissante qui sera de rigueur tout au long de la semaine. Il faut ensuite se diriger vers le contrôle avant embarquement.

Là encore, la file d'attente est grande. L'excitation est d'ailleurs quasi palpable chez bon nombre de sportifs. Notamment pour ceux dont c'est la première participation. Une fois les derniers détails réglés, il faut attendre encore un peu avant de monter dans l'avion. Dans la zone d'embarquement, chacun vaque à ses occupations. Les "gyms" prennent un café tandis que les judokas lancent déjà les premiers selfies du séjour. Les smartphones sont d'ailleurs de sortie et mitraillent à tout-va. Les premiers clichés souvenirs prennent forme. 

Du soleil à la grisaille 

Trêve de plaisanterie, il est temps d'embarquer. On regarde le soleil une dernière fois, on se prend en photo sur l'escalier qui mène à l'entrée du charter, on crie, on rigole. La bonne humeur est là, et contrairement à la chaleur, elle sera toujours présente à l'arrivée. Chacun prend donc place dans l'avion, où les sièges sont disposés en deux allées de trois places de chaque côté. Tout a été pensé avec minutie, puisque les appuis-tête sont recouverts par le logo du Comité Olympique Monégasque (COM). Malgré l'absence du coup de canon, que l'on n'entend pas depuis l'aéroport, il est bel et bien midi et l'heure du décollage est arrivée. Les moteurs s'enclenchent, le commandant de bord a souhaité la bienvenue au groupe, et les hôtesses débutent leur démonstration de sécurité. 

Le début de la traversée est assez calme, chacun restant sagement assis à sa place. Le repas arrive d'ailleurs assez vite. A mi-parcours, l'arrière de l'avion s'agite gentiment. Les casques tombent tandis que les discussions commencent. On navigue dans l'allée centrale, on se retourne pour échanger avec les voisins de derrière, on prend la place d'un autre le temps de quelques instants. Du côté des officiels, les discussions vont bon train, et, à l'image des responsables du volley, Christian Palmaro et Axel Le Meur, les questions techniques et tactiques sont à l'ordre du jour. Malgré tout, un certain calme réside dans l'avion dont on pouvait suivre la progression sur un écran affichant le plan de vol.

 Arrivée chez les vikings 

Après environ 4 heures de vol, la descente est amorcée par le pilote, et la terre ferme prend à nouveau forme sous nos yeux. Le ciel est gris, les nuages semblent bas, et l'eau s'étend à perte de vue aux abords des côtes islandaises. On aperçoit même par-ci par-là quelques blocs de glace dans l'eau. Sans doute quelques icebergs, l'été ayant un mois de retard cette année dans cette partie du globe. La descente sur le tarmac donne déjà quelques indications sur l'environnement qui sera notre une semaine durant. 

Une fois les bagages récupérés et la photo de groupe réalisée, il est temps d'embarquer de nouveau, mais dans les bus afin de rejoindre le camp de base. Un peu moins de 30 minutes de trajet sont nécessaires pour arriver à l'hôtel Hilton de Reykjavik, qui sera le point de chute des troupes monégasques pour la semaine. Les représentants de la presse ayant droit à une petite navette, nous arrivons avant les athlètes. Ces derniers débarquent quelques minutes seulement après nous, et découvrent dans de beaux sourires le hall de leur hôtel. Certains seront cependant logés à quelques dizaines de mètres de là, au Reykjavik Lights Hotel, faute de places disponibles au Hilton. Le chef de mission, Raymond Gnutti et son adjoint, Sébastien Gattuso, remettent aux responsables de délégation les sachets contenant accréditations et cartes de chambres. Le dispatch est rapidement effectué, et chacun rejoint sa chambre accompagné de son compagnon de chambrée.  A peine arrivés, aussitôt en vadrouille, certains athlètes de la Principauté décident ainsi de se lancer dans une balade improvisée à la découverte de Reykjavik, tandis que d'autres préfèrent rester sagement au chaud. Un peu de repos avant d'entamer les choses sérieuses...

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