XVIes Jeux des Petits Etats d'Europe : Dites 33 !

Gymnastique : Honneur aux dames

Chez les gymnastes, garçons et filles pouvaient légitimement prétendre à des médailles. Si la troupe de Thierry Aymes est passée près de la réussite, les demoiselles emmenées par Kimberly Arnulf ont réussi à se hisser sur le podium à plusieurs reprises.

Pas ou peu de nouveaux cette année dans le squad de gymnastes présents en Islande. Côté garçons, l'équipe de Thierry Aymes était amputée de ses deux meilleurs éléments. Kevin Crovetto, blessé aux ligaments croisés du genou droit était encore en phase de rééducation et Julien Gobaux a été victime de multiples réserves posées à son encontre par l'équipe chypriote. C'est donc avec Yann Fran de Ferrière, Lilian Piotte, Loris Racca, Paul-Alexis Ranc et Frédéric Unternaehr que Monaco se présentait à ces XVIes Jeux des Petits Etats d'Europe. Soit la majeure partie de l'équipe de l'Etoile de Monaco qui a assuré sa montée en Nationale 1 à l'issue de la saison. 

Côté féminin, Kimberly Arnulf avait emmené avec elle Elodie Mont-Roches et Milla Fabre, déjà présentes il y a deux ans, et la jeune Jemma Gorski, qui découvrait les JPEE pour la toute première fois. La tâche s'annonçait donc compliquée pour rééditer les magnifiques performances d'il y a deux ans où les garçons avaient raflé pas moins de 7 médailles dont 4 d'or. Cependant, les chances de monter à nouveau sur le podium étaient bien réelles. Et ce d'un côté comme de l'autre. 

Les garçons étaient tout proches 

Motivés, les gyms de Thierry Aymes l'étaient assurément aux abords du praticable, mais aussi lors de leurs passages sur les différents agrès. Après un bon concours par équipe, l'heure était aux finales individuelles. Preuve de la qualité des gymnastes monégasques, ils étaient présents sur 12 finales. Malheureusement pour eux, aucun n'est parvenu à monter sur le podium. 

Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir tout tenté, comme l'explique Thierry Aymes. "Les gars ont tout donné, ils ont bien bossé et ont fait un super concours par équipe. Avec 12 finales et 11 mouvements réussis, on ne peut guère faire mieux. Les Chypriotes étaient largement au dessus c'est vrai, après on n'a pas été épargné par le jury. Il n'y a pas de regret chez les mecs, parce que même le petit plus, ils l'ont fait. Que ce soit Loris aux arçons, qui, à mon goût, mérite une médaille de bronze ou Paul-Alexis qui mérite sa médaille aux anneaux. Le jugement aux barres parallèles, où on est 4e, est normal, comme au saut de cheval. Mais quand un mec tombe une fois, qu'il manque une exigence, ce qui vaut très cher en gymnastique, et qu'il finit quand même devant toi, il y a un petit soucis. Après c'est une compétition, c'est comme ça, ça dépend du contexte." 

Des problèmes de jury qui n'obscurcissent visiblement pas le bilan général dressé par le coach de l'Etoile de Monaco. "Ca reste une très grande satisfaction parce que les garçons ont fait de leur mieux et j'en suis très fier. Le jugement est humain donc on n'y peut pas grand chose." 

 Les filles prennent leur revanche

A l'inverse du Luxembourg, les filles ont cette fois-ci réussi à monter sur le podium. Et de fort belle manière. Si elles n'ont pu faire mieux qu'une quatrième place au concours par équipe, c'est lors de la compétition en individuel qu'elles ont le plus brillé. Notamment Elodie Mont-Roches, qui est rentrée en Principauté avec deux médailles de bronze autour du cou. La première a été acquise aux barres parallèles, la seconde au sol. A 21 ans, cette jeune gymnaste concrétise un peu plus les espoirs fondés en elle, mais confirme aussi ce qu'elle avait pu laisser entrevoir il y a deux ans au Luxembourg. 

De son côté, Milla Fabre, 16 ans seulement, a réussi à glaner l'argent à la poutre. Un agrès très périlleux selon de nombreux spécialistes de la discipline. "Depuis des années elles s'entraînent à raison de 15 heures par semaine. Sur les six derniers mois, on a bien ciblé les programmes pour remplir techniquement les exigences de cette competition. L'accent a été mis sur l'esthétique, la pureté technique. Avec Milla, on a travaillé un programme difficile qui lui a permis de rentrer en finale. Cette médaille était recherchée et c'est ce qui lui donne une saveur particulière. Milla a su sortir au moment voulu un mouvement réussi en gérant la pression et le stress. En ce qui concerne Elodie, elle était cette année en faculté de sport et a su concilier études et gymnastique. Elle est le leader mental de cette équipe et a su montrer le chemin de la réussite en décrochant le bronze aux barres, qui est un bon agrès pour elle même si elle n'est pas d'accord. Ensuite, le bronze ne lui a pas resisté au sol. Son côté artistique a payé", explique Kimberly Arnulf. 

Quant à la toute jeune Jemma Gorski, à peine 14 ans, elle a tout de même accroché la sixième place au saut de cheval. "Elle était la plus jeune participante et a su décrocher une finale au saut", précise d'ailleurs sa coach. 

Expérience 

Médaillés ou non, les gymnastes de la Principauté ont, selon leur coach respectif, vécu une expérience très positive. Entre partage et plaisirs locaux, le calendrier leur était d'ailleurs favorable. En terminant leurs épreuves dès le mercredi, ils ont ainsi pu profiter de la semaine islandaise. "Tout s'est super bien passé. Nous étions dans le second hôtel avec les tireurs et les pongistes. On a aussi pu aller encourager les autres délégations, parce que c'est aussi ça les Jeux. C'est toujours sympa quand du monde vient nous soutenir, comme lors de notre finale par équipe, donc on répond présent à notre tour quand on peut le faire", note Thierry Aymes. Et comme de nombreux athlètes, les gyms ont notamment pu profiter de la piscine chauffée présente sur le complexe, mais aussi aller visiter et se baigner dans les eaux chaudes du Blue Lagoon.

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