XVIes Jeux des Petits Etats d'Europe : Dites 33 !

Volley : Ils sont passés près

Médaillés il y a deux ans, les volleyeurs monégasques ont bien failli refaire le coup cette année. Malheureusement pour eux, la breloque s'est jouée sur un set. Mais le groupe de copains a fait preuve d'une belle solidarité, notamment en tribune.

C'était l'un des groupes à suivre pendant ces XVIes Jeux des Petits Etats d'Europe. D'un côté, parce qu'il y avait clairement une chance de médaille et que sur le terrain, les joueurs de Dragan Pezelj sont capables d'assurer le show. Mais aussi parce qu'une fois en tribunes, ils ont su se muer en supporters de tous les instants pour les autres disciplines où des représentants de la Principauté étaient engagés. Et puis aussi, il faut le dire, parce qu'ils sont sacrément drôles et sympas. Bref, le groupe de volleyeurs était l'une des principales attractions de ces Jeux. Et de manière globale, ils n'ont pas déçu, malgré un léger bémol sur le plan sportif où la médaille leur a finalement échappé. 

 Saint-Marin, les regrets avant d'y aller

 Lors de leur premier match de la compétition, les coéquipiers de Pascal Ferry étaient opposés à Saint-Marin. Et à en croire le président Palmaro, la défaite inaugurale (3-1) qui en a résulté n'a pas eu que de bonnes conséquences. "On ne peut pas dire qu'ils aient fait une mauvaise prestation, mais lors de la défaite contre Saint-Marin, ils ont eu du mal à rentrer dans le match et ont été surpris par cette équipe italienne et combative. Je crois que ce qui nous a coûté cher, c'est ce premier match. Pourtant, ils étaient largement à notre portée." En témoigne d'ailleurs le troisième set remporté par Orszulak, Darvaux, Authier and Co. 

Mais les monégasques auront sans doute l'occasion de prendre leur revanche sur les terres de ce petit Etat dans deux ans pour la prochaine édition des JPEE. Dès le match suivant, les Rouge et Blanc se remettent dans le bon sens en pulvérisant littéralement les islandais (3-0). Dans un match où l'ambiance fut incroyable, et devant un public monégasque venu en masse, les volleyeurs de la Principauté ont su montrer pourquoi ils étaient là. Présents à la réception comme à l'attaque, ils n'ont laissé aucune chance à leurs adversaires. Et il faut dire que la tribune jouait pleinement son rôle. Malgré la présence du pays hôte sur le terrain, ce sont bel et bien les habituels licenciés de l'AS Monaco volley qui recueillaient le plus d'encouragement. 

 Cohésion 

Cependant, leur dernière opposition face au Luxembourg, futur médaillé d'or, allait rapidement tourner en faveur de leurs adversaires. Après cette défaite (3-0), la médaille était encore jouable. Mais l'Islande a battu Saint-Marin sur le seul score qui pouvait priver Monaco du bronze (3-1). Déçue, mais pas abattue, la bande à Gopcevic n'a pas à rougir de sa semaine islandaise. "Malgré tout, je trouve qu'il y a eu une belle présence de l'équipe, avec un bel esprit au sein du volley-ball. On forme un groupe uni où chacun va supporter l'autre. On peut être fier du parcours de tous nos sportifs et je pense que ceux qui ont vu les matches pourront indiquer que le niveau était là", analyse Christian Palmaro. 

Et même si un léger regret demeure, "je pense vraiment qu'ils avaient les moyens de sortir une médaille", la semaine passée à Reykjavik a visiblement laissé de bons souvenirs à tout le monde, comme le raconte le président du volley. "Ce que je retiens surtout, c'est que dans la délégation, dans nos équipes, il n'y pas uniquement des Monégasques. Et pendant quelques jours, ils portent un drapeau qui n'est pas le leur, mais ça ne se voit pas. Tout le monde fait bloc sous les couleurs de Monaco et je trouve ça fantastique. Tout le monde a le même objectif, va dans le même sens et c'est pour moi le plus beau résultat." Et à voir l'énergie déployée par le groupe de volleyeurs dans les différentes tribunes, nul doute que les Islandais, mais aussi toutes les délégations présentes se rappelleront sans doute de cette horde vêtue de gris et de rouge qui déferlait dans les travées pour afficher un soutien sans faille à leurs collègues.

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