Petits jeux, grandes émotions

Luxembourg 2013

Les chiffres sont parfois trompeurs. Si l'on jette un œil aux statistiques globales, on peut ainsi penser que le bilan des JPEE 2013 est moins bon que lors de la précédente sortie, deux ans auparavant, au Liechtenstein. Mais il faut s'intéresser aux détails. Alors, l'on remarque que, malgré une médaille de moins (28 contre 29 en 2011), les athlètes de la Principauté ont ramené une breloque en or de plus (7 contre 6), de quoi faire pencher la balance dans le positif. Dès cette édition, la première couverte par notre journal, ce qui a frappé nos équipes, c'est l'esprit de camaraderie. Une chose que nous avons retrouvé lors des éditions suivantes, que ce soit en Islande, à Saint-Marin ou au Monténégro. 

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Réduire les Jeux à un bilan chiffré autour des médailles serait porter atteinte à l'aventure vécue tout au long de la semaine par la centaine de personnes composant la délégation. Athlètes, officiels, entraîneurs, tous et toutes ont partagé des moments intenses. De la cérémonie d'ouverture à celle de clôture, en passant par l'invasion des tribunes pour soutenir les copains d'une autre discipline, les Rouge et Blanc ont vibré, ri, pleuré au rythme des compétitions. Et quelques sports se sont particulièrement illustrés.

Les Gyms tout en haut

S'il est bien un groupe à avoir tiré son épingle du jeu lors de ces JPEE, c'est celui de Thierry Aymes. Car sur l'édition 2013, les gyms, licenciés à l'Étoile de Monaco, ont tout raflé. Avec 7 médailles, ils sont les grands pourvoyeurs de breloques des XVes JPEE pour Monaco, soit un quart du total monégasque. Il faut dire que l'escouade n'a pas fait les choses à moitié. Le tout en équipe. C'est d'ailleurs de cette manière qu'ils ont ouvert le bal. Au concours par équipe, le groupe, emmené par son capitaine, Frédéric Unternaehr, et composé de Lilian Piotte, Benjamin Niel, Kevin Crovetto et Julien Gobaux a pris l'or dès la première journée sur les agrès. Au sein de ce collectif à l'expérience disparate, il en est un qui a particulièrement brillé. Julien Gobaux. A cette époque, il n'est encore qu'aux portes de l'équipe de France. 

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Il ne sait pas non plus qu'il vit ses derniers JPEE sous les couleurs monégasques (son entrée en EDF ne lui permet plus de les faire pour Monaco). Seul, il a ramené 5 médailles et a bien sûr pris part à celle glanée en équipe. Auréolé d'une médaille d'or au concours général, il a aussi raflé la première place au saut de cheval et aux barres parallèles. Également finaliste au cheval d'arçons et à la barre fixe, il a ajouté deux breloques en argent à sa collection. A ses côtés, Kevin Crovetto a lui aussi assuré, avec une médaille de bronze au saut de cheval. Une performance particulièrement savoureuse pour le Monégasque qui glanait alors sa première récompense individuelle au niveau international. 

L'athlétisme à la fête

Frédéric Choquard et sa troupe sont souvent pourvoyeurs de médailles. L'athlétisme et ses nombreuses disciplines offrent de multiples possibilités de briller et, en 2013, sprinteurs, lanceurs et autres hurdleurs n'ont pas failli à la tâche. Comme les gyms, ils ont glané 7 médailles (1 en or, 2 en argent et 4 de bronze). Discret, stressé avant sa course, Zouhair Ouerdi a su transformer tout cela en positif pour aller chercher une médaille d'or méritée sur 3 000 m steeple. 

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Brice Etes, l'Olympien, visait lui aussi la médaille d'or mais a dû se contenter de l'argent. Blessé quelques semaines avant les Jeux, l'argent glané était tout de même une belle performance pour le Monégasque, tout comme celui d'Inga Stasiulionyte, au lancer de javelot. Si les médailles de bronze ont consacré des éléments déjà expérimentés, avec Kaïs Adli (1 500 m), Jamal Baaziz (400 m haies) et Moïse Louisy-Louis (110 m haies), une des benjamines du groupe, Mallory Malgherini (18 ans à l'époque), s'est elle aussi illustrée. Avec un saut à 11,40 m (triple saut), elle a ainsi pu glaner une médaille sur sa première sortie internationale.

Les balles jaunes valent de l'or

C'est une sorte de tradition au sein de la délégation monégasque. Les sports de raquette alimentent souvent la salle des médailles, notamment du côté du tennis. Encore plus lors des dernières éditions. Et en 2013, pongistes et tennismen ont fait carton plein. Ou presque. 

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Deux sacres en tennis (Thomas Oger en simple et en double avec Guillaume Couillard) ainsi que le bronze pour Benjamin Balleret et Louise-Alice Gambarini en double mixte, doublé en argent (Anthony Peretti, Martin Tiso et David Samson par équipe, Anthony Peretti et David Samson en double) et triplé de bronze (Ulrika Quist et Lauren Riley par équipes et en double, Anthony Peretti en simple) en tennis de table. 

Les volleyeurs en bronze

Parfois, certaines médailles ont la saveur d'une autre couleur. C'est le cas de celle des volleyeurs lors de cette XVe édition des JPEE. Evoluant à l'époque en Nationale 3, la bande à Gopcevic, déjà emmenée par Dragan Pezelj, a réussi un petit exploit en allant chercher le bronze. 

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La joie communicative affichée à la fin du match décisif (une victoire contre l'Islande), cumulée à la vision d'un Dragan Pezelj porté en triomphe par ses troupes (à 46 ans à l'époque, il avait activement pris part à cette quête sur le terrain en revêtant le maillot monégasque), avait de quoi souligner l'importance de ce succès aux yeux de ce collectif.

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Photos

Carte identité pays

Lieu : Luxembourg
Population : plus de 626 000 en 2020
Superficie : 2 586,4 km2
JPEE : XVe édition, la 2e édition sur le sol luxembourgeois (précédente en 1995)


Délégation

Chefs de mission : Raymond Gnutti et Sébastien Gattuso
Sports : 10 disciplines représentées (athlétisme, gymnastique, judo, cyclisme, tennis, tennis de table, natation, volley-ball, beach-volley, tir)
Athlètes : 90
Porte-drapeau : François-Xavier Paquot (natation)
Médailles : 28


Le coup de cœur de l'envoyé

''Ma première ''cape'' pour les Jeux des Petits États fut aussi la dernière. Suffisant pour mesurer ce que cet événement, que j'avais du mal à prendre au sérieux avant de le vivre, représente pour les athlètes. Suffisant, surtout, pour faire le plein de souvenirs durant des journées marathons. Des stats, des records, des podiums ? Oui, peut-être. Mais, même si le gymnaste Julien Gobaux fut l'homme de ces Jeux, avec six médailles (dont quatre en or), j'ai surtout gardé en tête l'humour et la malice du garçon, que j'ai appris à mieux connaître ensuite. Autre grande rencontre, celle du "papa" du judo monégasque, Marcel Pietri. Parfois, pas besoin d'autre chose qu'un court trajet en bus pour savoir que l'on a affaire à un monsieur. Ajoutez à cela quelques soirées festives pour célébrer les victoires, ou noyer la défaite dignement (dans les deux cas, gyms et judokas sont aussi performants), quelques mauvais repas ingurgités à la vitesse de l'éclair, une vigoureuse friction avec un bénévole trop zélé, et la liste des souvenirs sera presque complète. Pour le reste, on s'en remettra à la vieille formule évitant bien des misères : 'Ce qui se passe au Luxembourg reste au Luxembourg.'" Jimmy Boursicot. 


Les autres médailles

Judo
Cédric Bessi, Jérôme Mas et Thierry Vatrican : bronze par équipe
Guillaume Ereseo : (-66 kg) en bronze
Jérôme Mas : (-81 kg) en bronze

Natation
François-Xavier Paquot : (100 m brasse)
en bronze

Tir
Erica Lanza :
en argent au tir à la carabine à 10 mètres