XVIes Jeux des Petits Etats d'Europe : Dites 33 !

Une première difficile pour les basketteuses

Elles partaient toutes pour la première fois aux Jeux des Petits Etats d'Europe. Malgré un groupe décimé par les blessures et les indisponibilités, les filles coachées par Cyril Lecocq ont fait de leur mieux en terres islandaises. Mais cela n'a pas suffi pour ramener une médaille.

Avant le départ pour l'Islande, alors qu'il ne leur restait que quelques matches à jouer, les filles de l'ASM Basket étaient très motivées à l'idée de découvrir une compétition internationale de cette envergure. Mais elles étaient aussi conscientes des difficultés qui allaient se dresser sur leur route. Cependant, la potentialité d'une médaille avait de quoi mettre du baume au coeur de tout le monde. Et surtout, de rajouter une couche de motivation supplémentaire. 

 Un bilan mitigé 

Malheureusement, toute cette envie et la motivation qui l'accompagnait n'ont pas suffi pour ramener une médaille. Face à des sélections nationales, les joueuses de l'ASM basket ont pu mesurer l'écart de niveau qu'il pouvait y avoir. "Sur le plan sportif, le bilan est très mitigé. Le niveau affiché par les autres équipes était largement supérieur aux capacités de notre équipe", analyse Cyril Lecocq, désormais ancien coach de cette équipe. "C'était très dur à vivre pour moi, parce qu'on se sent impuissant face au niveau qu'il y avait en face", concède Lecocq, visiblement très déçu du déroulé des évènements. 

Il est d'ailleurs rejoint par certaines joueuses de son groupe, à l'image de Maéva Blanchi. "On a vu ce qu'était un peu le niveau olympique. On pensait qu'on avait une équipe qui pouvait tenir la route et au final on s'est rendue compte que c'était très fort en face." Pour Marianne Cipan, capitaine des "rouge et blanc", "d'un point de vue basket, les trois scores (88-55 face au Luxembourg, 81-55 face à l'Islande et 72-41 face à Malte) parlent d'eux-mêmes. Il n'y a pas photo, on est en dessous, que ce soit au niveau du groupe, où notre effectif était trop léger, ou au niveau de l'agressivité."

Groupe 

Car l'un des gros soucis qu'a rencontré l'équipe de basket monégasque, c'est le manque de rotation au sein de son effectif. Un groupe handicapé par plusieurs absences pour causes de blessures ou d'indisponibilités liées à la vie professionnelle. Plusieurs membres de l'équipe habituelle de Nationale 2 n'ont pu faire le voyage. Et malgré les montées de trois joueuses, les coéquipières de Marine Péglion n'ont pu partir qu'à 9 (6 membres de l'équipe 1 plus 3). "On a joué essentiellement à 6 tandis que les autres équipes étaient à 10-12 joueuses. Elles pouvaient faire des rotations toutes les 4 minutes et ainsi maintenir la même intensité durant tout le match. On a souffert d'un manque d'effectif sur ces Jeux. Nous n'avions rien d'autre dans le réservoir", regrette Cyril Lecocq. 

Marianne Cipan rejoint d'ailleurs son ancien entraîneur sur ce point, "nous avions un effectif trop petit." Mais ce qui a surtout gêné les filles, c'est leur défaite lors du dernier match face à Malte. "Je pense qu'on aurait pu faire mieux sur le dernier match, la manière n'y était pas", explique Marine Péglion. "Il y a des défaites normales, mais la dernière me reste en travers parce qu'on avait vraiment la sensation qu'elles étaient à notre portée", regrettait Maéva Blanchi. 

Une expérience humaine 

Pour autant, les joueuses de basket de la Principauté ne garderont pas un mauvais souvenir de leur expérience aux JPEE. Loin de là. "Au niveau de la vie et des Jeux, c'est une ambiance très particulière, on est "cocooné" pendant 5 jours. Il y a une certaine solidarité entre tous les sports qui se met en place dans toute la délégation, c'est très convivial, très bien organisé, très chaleureux, et les bénévoles sont très présents et très disponibles", explique Marianne Cipan. 

La solidarité dont parle la capitaine de l'équipe s'est également vérifiée dans les tribunes, où les filles ont pu compter sur un soutien sans faille des autres délégations. "J'étais très surprise des encouragements qu'on avait pour nos équipes par rapport aux autres pays. On était une des délégations qui se soutenait le plus", précise Marine Péglion. 

L'occasion pour les filles de découvrir de nouvelles disciplines, mais aussi de mettre un sport sur certains visages croisés régulièrement dans les couloirs du Louis-II. Et malgré un pays où "c'est assez joli et les Islandais sont des gens très accueillant", il faisait tout de même "très froid et très jour", dixit Maéva Blanchi, De quoi laisser quelques bons souvenirs en dépit d'une campagne sportive difficile.

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