Brice Etes s'empare du record monégasque sur 1 500 m

Après le record du 3 000 m, Brice Etes, s'est adjugé le record national monégasque sur 1 500 m ce week-end à Lyon. Et c'est d'ailleurs son propre record qu'il a battu avec cette nouvelle marque à 3’53’’94.

Celui-là était moins vieux que le précédent. Mais il l'a tout de même dépoussiéré. D'autant que, contrairement au record du 3 000 m, qu'il a battu la semaine dernière, celui du 1 500 m lui appartenait déjà. "Lorsque je l'avais battu la première fois, le précédant record appartenait déjà à Emile Battaglia", glisse tout de même Brice,  détenteur de quatre records nationaux pour la Principauté.

Aligné à Lyon pour une course régionale, le sociétaire de l'AS Monaco athlétisme a bravé les éléments pour améliorer sa marque, avec un nouveau temps de référence à 3'53''94. "J'ai failli ne pas courir", glisse-t-il, rieur, "il pleuvait, il y avait du vent, il ne faisait que 8 degrés, je me suis échauffé avec casquette, gants, k-way. C'est un peu compliqué, mais ça restait sympa. J'ai retrouvé mon ancien groupe et j'ai couru avec des jeunes que j'encadrais à l'époque à Lyon."

Pas de quoi l'empêcher d'aller chercher ce chrono, son objectif du week-end. "Je suis parti derrière le lièvre, il a accéléré, m'a mis un petit trou, 4 sont passés devant moi et je suis resté comme ça tout le long, au dernier 300 j'en passe 2, au dernier 200 je vais pour en passer 2 et ils se doublent entre eux, je passe dans les derniers 100 m pour gagner la course."

La victoire de "l'ancien"

La jeune garde n'a pas fait flancher celui qui fait désormais figure d'ancien, comme l'a souligné le speaker présent sur la course. "Il m'a fait rire parce qu'il a une connaissance encyclopédique de l'athlétisme et lorsque j'ai franchi la ligne, il a lancé 'Et c'est Brice Etes, l'ancien de la course, qui gagne'", glisse Brice, rieur.  Si la victoire fait plaisir, la nouvelle marque de référence était quant à elle l'objectif du week-end. 

"Je visais ce chrono sur cette course. Mon ancien coach, Bastien Perraux, était au bord de la piste et gérait un peu tout le monde, il nous donnait les temps de passage, les consignes, comme à la grande époque", détaille Brice. Si l'objectif sportif était réel, le Monégasque assure cependant qu'une seule chose l'anime aujourd'hui lorsqu'il enfile les pointes ou les baskets. "Je cours surtout pour me faire plaisir, si je bats un record c'est super, si je ne le bats pas, je suis juste content d'avoir couru, je ne cours pas après ça."

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