"La sécurité, notre souci principal"

Lors du traditionnel point presse à 24 heures du meeting HerculisEBS, son directeur, Jean-Pierre Schoebel, a détaillé les contraintes d'organisations liées à la pandémie de Covid-19. Il a également salué la qualité du plateau et n'écarte pas la possibilité de grands résultats sur un tartan neuf, mais dans un stade où les athlètes sont habitués à briller.

La sécurité. C'est le mot d'ordre de cette 34e édition. Jean-Pierre Schoebel, en ouverture de cette conférence de presse, a très largement insisté sur l'organisation de cet HerculisEBS 2020. Décalé du 10 juillet au 14 août, le meeting a notamment reçu un soutien de poids lorsque la question de l'organisation s'est posée. "On a soumis l'idée à notre comité directeur et nous avons eu le total appui de notre Souverain, qui est aussi le président de la Fédération Monégasque d'Athlétisme. La première chose a donc été de reporter la date. Il a ensuite fallu se réinventer, notamment au niveau de l'accueil des athlètes, du public, avec un souci majeur, à savoir la sécurité de tous. "

Et pour l'assurer au mieux, les équipes de la FMA, main dans la main avec celles du gouvernement, ont mis sur pied un protocole strict, aussi bien pour l'accès aux infrastructures que pour la participation des athlètes. "Nous avons géré ce souci sécuritaire en deux parties. Une première, l'extérieur (public, presse, sécurité) et la seconde, l'intérieur, qui concerne les athlètes et les juges. La partie extérieure a été gérée avec la DASA (direction de l'action sanitaire) et nous avons suivi leurs règles à la lettre, avec par exemple six entrées au lieu d'une pour accéder aux tribunes, des tribunes numérotées, une distanciation physique dans les gradins et le port du masque obligatoire pour accéder au stade. Les seuls qui n'auront pas à l'avoir, ce sont les athlètes."

Et ces derniers ont dû suivre un protocole drastique pour réussir à s'élancer sur le start. "Là, on s'est réinventé, en collaboration avec Docteur Stéphane Bermon de World Athletics, pour créer un protocole. Aucun athlète ne pourrait participer s'il n'a pas un test PCR de moins de 72 heures, quelle que soit sa nationalité. Ceux qui arrivaient au dernier moment avaient une attestation, pour les autres, nous avons fait faire nous même les tests. Pour nombre d'athlètes, ils devaient déjà en faire un avant de partir pour voyager.

Modifier les habitudes

Autre changement important, celui des commodités de logement. Habituellement, les athlètes sont logés au Fairmont, lieu où a également lieu la conférence de presse de veille de meeting. Mais cette année, la donne a changé, avec une relocalisation des sportifs au plus près du stade. "Nous avons utilisé un seul hôtel qu'on a presque réservé que pour nous, qui est juste à côté du stade, le Mariott, et représente un avantage formidable, car depuis un étage de l'hôtel, on arrive directement sur le stade d'échauffement (Didier Deschamps à Cap d'Ail). Notre souci numéro un est pour nous de rendre cet événement le plus sûr pour le public, la presse, les athlètes et accompagnateurs", appui de nouveau Schoebel.

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Avec une jauge fixée à 5 000 spectateurs, l'ambiance des grands soirs risque de manquer, comme l'a souligné le directeur du meeting, mais cela n'empêchera pas les heureux détenteurs d'un billet de profiter d'un grand spectacle. Il faut dire qu'avec 13 champions du monde en titre, sacrés l'an dernier à Doha, jamais le meeting HerculisEBS n'avait frappé si fort. "Les négociations n'ont jamais été aussi faciles et je peux vous assurer que cela fait chaud au cœur de croiser un athlète ou un manager et qu'il vous remercie d'organiser un meeting." 

A l'heure du show

Si la piste devrait offrir quelques étincelles, notamment grâce à des garçons comme Noah Lyles, Armand Duplantis, Karsten Warholm, ou sur des courses comme les 5 000 mètres masculin et féminin, la pléiade de stars va également inaugurer quelques nouveautés, à commencer par la piste. Le tartan monégasque est tout neuf et les lignes sont encore fraîches, tout comme l'éclairage. "Il est désormais à LED et plus puissant que celui que nous avions", a d'ailleurs glissé Jean-Pierre Schoebel. 

De quoi pousser les athlètes à aller chercher le 10e record du monde battu à Monaco (il y en a déjà eu 9) ? Le directeur préfère ne pas s'avancer, même si le sourire se devine sous son masque. "On a une habitude de dire que le record du monde est la cerise sur le gâteau. On met tout en place pour qu'il y ait de très belles courses, après s'il y a un record on le prend avec plaisir. Surtout que les records n'arrivent pas forcément où vous les attendez."

Réponse à partir de 19 h 40 ce soir. 

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