Grand prix historique : 9e saut dans le passé réussi

La neuvième édition du Grand prix historique a attiré les foules à Monaco le week-end passé. Dimanche, sept catégories de voitures ont chauffé le bitume du circuit de la Principauté entre 9 h 30 et 18 h 30. Les pilotes anglo-saxons ont dominé cinq des sept épreuves au programme.

Pendant deux jours et demi, la neuvième édition du Grand prix historique de Monaco a résonné dans les rues de la Principauté. Sept catégories de voitures étaient engagées, offrant un panel de 50 ans d'auto. La crème de la crème pour les passionnés et les nostalgiques.

230 participants avaient logé leurs montures dans des stands ouverts, se trouvant pour la plupart sur le quai Antoine-1er. Quelques anciennes Formule 1 se reposaient au-dessus du stade nautique Rainier-III. L'aspect très amical de l'événement biennal en enchantait plus d'un. 

"C'était comme ça le Grand prix à mon époque. Je revois les bagnoles de quand j'étais jeune, alors j'ai l'impression de rajeunir !", raconte Franck Nicolas, membre de la commission technique. "C'est très sympathique, on peut parler aux pilotes et on peut s'approcher des voitures."

Vendredi après-midi et samedi étaient réservés aux qualifications. Dans chaque catégorie, les pilotes tentaient de s'octroyer la meilleure place sur la ligne de départ. Dès 9 h 30, la série A entrait en scène.

Et alors que les courses s'enchaînaient, offrant toujours plus de spectacle au public venu en masse remplir les tribunes, les Monégasques engagés en Formule 3 se préparaient.

Rouler à Monaco, un rêve de gosse

Vendredi, nous rencontrions un Frédéric Lajoux confiant, engagé sur une Chevron B43 de Toyota (1978) et prêt à disputer son deuxième GP historique. Classé 6e sur la grille de départ, il envisageait de faire parler ses 27 années d'expérience dans la course automobile pour dépasser ses concurrents et s'offrir un podium.

De son côté, Fabrice Notari, 12e sur la grille, nous racontait qu'il réalisait là un rêve de gosse, pour la quatrième fois. "Rouler à Monaco, c'est quelque chose d'exceptionnel pour nous. Et c'est sympa, pour un pilote gentleman comme moi (non professionnel) de pouvoir se mesurer à des gens d'expérience." 

Il nommait notamment l'Italien Paolo Barilla, le "patron des pâtes" et son compatriote Valerio Leone, respectivement sur une Chevron B34 de 1976 et une March 783 de 1978. 

Le Monégasque Fabrice Notari 8e

Les F3 assuraient le spectacle avec un Barilla en grande forme. L'héritier de la grande famille italienne, vainqueur des 24 heures du Mans en 1985, s'est imposé devant Leone en 18 tours et 32'35. L'Anglais Olivier Hancock, sur une Lola T670 de 1978, complétait le podium. 

Si Fabrice Notari, et sa Ralt RT1 de 1977, effectuait une belle course en terminant 8e et collait parfaitement à son objectif de top 10, les autres représentants du Rocher manquaient d'un peu de chance. 

Frédéric Lajoux subissait un problème mécanique et regagnait les stands dès le deuxième tour alors qu'il avait déjà entrepris le ménage et doublé un concurrent. Marc Faggionato (Chevron B43) et Marcus Mussa (March 763) n'ont pas non terminé la course non plus.


Notez que le prochain numéro de Code Sport Monaco à paraître le 14 juin, un dossier spécial Grand prix reviendra sur l'historique avec notamment un portrait de Frédéric Lajoux.

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