Rudy Rinaldi a les crocs

Le Monégasque Rudy Rinaldi pratique assidûment le bobsleigh depuis quatre ans. Désormais entraîné par Patrice Servelle, le pilote n'a plus envie de traîner. Et cela se voit dans ses résultats, il a déjà glané deux médailles de bronze en bob à deux cette saison.

On croit qu'il suffit de grimper dedans et de se laisser glisser. Mais non, ça se pilote comme une voiture. C'est difficile à expliquer, mais il y a deux cordes reliées aux patins avant, que l'on tient dans nos mains. Tout est une question de pression, de dosage et de sensations. C'est la pression donnée par la vitesse qui te fait adhérer à la glace et te permet de moduler ta trajectoire", explique le bobeur de 21 ans. 

Avec son 1,80 m et ses 88,5 kilos de muscle, on se doute que le gaillard travaille d'arrache-pied. Ouvrier polyvalent au stade Louis-II, il bénéficie d'horaires aménagés. "Je m'entraîne quasiment à temps plein. C'est plus professionnel et motivant depuis que Patrice est mon coach. Dès avril, après les Jeux de Sotchi(1), il s'est mis à me suivre de près. Il est avec moi tous les jours, même en déplacement. Il s'occupe du physique", raconte Rudy Rinaldi.

Celui qui avait remporté le bronze aux premiers JO de la jeunesse à Innsbruck, en 2012, aux côtés du pousseur Jérémy Torre, prend exemple. "J'aimerais devenir aussi bon que Patrice", glisse-t-il. "Il a quand même représenté quatre fois Monaco aux JO et a ramené une médaille d'argent de la Coupe du monde de Calgary en 2010." 

Deux bronzes pour attaquer

"Cette année, je savais que la roue allait tourner. Je savais que j'allais récupérer Boris (Vain). C'est l'un des meilleurs pousseurs. C'est allé plutôt vite en Coupe d'Europe, alors pourquoi ne pas faire pareil en Coupe du monde ?", annonce le bobeur. En plus de Boris Vain (21 ans), le pilote est accompagné de Thibaut Demarthon (24 ans), pousseur remplaçant. Dès le début de saison, en novembre, le team a terminé troisième d'une manche de la Coupe d'Amérique, à Parc City (Utah, voir photo en bas à droite).

Pour l'heure, les bobeurs ne sortent pas du top 6 en Coupe d'Europe et ont notamment placé une deuxième médaille de bronze autour de leur cou, lors de la manche de Coupe d'Europe de la Plagne (Savoie), en décembre. "Au départ, on visait plus le top 10. Mais quand on s'habitue à faire mieux, on n'a pas envie de se relâcher. J'ai trois bronzes à la maison, j'aimerais bien ramener un peu d'argent", s'amuse-t-il.

Page 1/2

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos