Olivier Marfaing, "A travers les arts martiaux, on apprend  la rigueur"

Olivier Marfaing est administrateur du cabinet BFM Experts, mais il est aussi, ou plutôt a été, un karatéka averti. Originaire de Roquebrune-Cap-Martin, il a notamment suivi les enseignements de maître Sato, du Karaté Club Shotokan de Monaco.

Qu'est-ce qui vous a poussé vers cette activité professionnelle ?

J'ai toujours aimé les mathématiques. J'avais aussi envie de les mixer à l'économie. Mon père m'avait dit à l'époque, "il y a quelque chose qui peut t’intéresser c’est la gestion des sociétés, je peux te présenter quelqu’un qui est expert-comptable." Effectivement, la comptabilité, le monde de la gestion et de la finance, ça m’a intéressé. J’ai commencé à travailler sur Nice suite à mes études parce que quand vous sortez de la fac vous êtes diplômé mais pas à même de pratiquer. On a un métier qui est très concret, où le sens de l’organisation joue beaucoup, la gestion du timing, le respect des échéances, la pression du client, c’est quand même beaucoup de points et de contraintes à respecter.

Vous parlez du sens de l’organisation, de rigueur, c’est ce que l’on retrouve dans les sports de combats ?

Certainement, au travers de la pratique des arts martiaux et du karaté notamment qui est une discipline assez austère, assez sérieuse, on apprend la rigueur, les règles, à gérer son temps, sa progression, avoir confiance en soi. Au départ, c’est un métier technique et après c’est un métier de savoir-faire, d’organisation et gestion du temps. Et c’est vrai que l’entraînement sportif, quel qu’il soit, et ensuite les sports de combats, amènent à une certaine évolution, une certaine rigueur, une discipline qui est nécessaire dans tout travail administratif ou dans lesquels on doit respecter des échéances scrupuleuses. Je pense que ce sport de combat était nécessaire, notamment pour un développement personnel. J’ai commencé à 14 ans et physiquement, on n’est pas encore tout à fait un homme. Et même si c’est un sport individuel, quand on le fait au sein d’un club, on se voit évoluer et on voit évoluer les autres collègues. Il y a quand même, dans un dojo, un esprit d’équipe, le respect du maître. 

C'est cet attrait pour l'esprit d'équipe qui vous a poussé à choisir le Crédit Agricole Monaco ?

Je m’en suis rendu compte tout de suite, dès le premier rendez-vous avec le directeur, Rémi Raso et ensuite avec ses collaborateurs, qui étaient dédiés aux affaires qu’on traitait ensemble. On s’est rendu compte de suite de leur synergie, de leur bonne entente et de leur efficacité. Ils ont su traiter des dossiers ou des demandes, qu’elles soient personnelles ou celles de mes clients, en un temps record avec une grande expertise. C’est ce que l’on attend d’eux. On a aussi participé ensemble à quelques événements sportifs et j’ai pu constater qu’ils sont très professionnels mais en conservant des relations et des rapports chaleureux et de proximité. 

Que vous a apporté le karaté ?

Je pense que la pratique régulière d’un sport nous permet pendant les études de décompresser, d’avoir une bonne forme physique, un peu d’hygiène de vie alimentaire. Ensuite c’est assez magique parce quand on se voit progresser, que chaque année on passe des ceintures de couleurs différentes, on se sent capable de réaliser des choses qu’on n’imaginait pas. Chez les garçons, ça vient un peu avec le développement physique, la force, l’énergie, la rapidité, donc c’est assez satisfaisant, et on prend de l’assurance. J'ai aussi participé à deux éditions des championnats d'Europe avec Monaco. En Finlande la première fois et en Principauté la seconde. 

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