Oualid Hizir : "Les valeurs du judo se vivent au quotidien"

Oualid Hizir est technicien affaires entreprises au sein du Crédit Agricole Monaco. Originaire de Vallauris, il a intégré le Crédit Agricole en 2011. Arrivé à la succursale de Monaco en 2012, ce polyglotte s'occupe désormais des professionnels.

Banquier, mais aussi judoka (3e Dan), ju-jitsuka et pratiquant occasionnel de boxe thaïlandaise. Autant dire que Oualid Hizir aime le sport et les disciplines martiales. Une passion qui lui apporte, aussi bien dans sa vie privée que professionnelle. 

Qu'est-ce que votre poste au sein du Crédit Agricole demande comme qualités et compétences ? 

Bonne question (rires) ! Au niveau des qualités, je pense des qualités organisationnelles. Je reste en contact avec le client quotidiennement ce qui fait que c'est quand même assez atypique parce que généralement, dans de grandes entités bancaires, on a souvent deux profils : administratif et commercial. Le profil commercial a plutôt une appétence à la relation avec le client, alors que le profil administratif est plutôt papiers, ordinateur. Et moi, à ce poste, j'ai la double casquette. 

La pratique du judo vous sert-elle dans votre vie professionnelle ?

Énormément ! Je pense que le corps a une mémoire et inconsciemment, les tensions que l'on accumule, il faut les extérioriser. Quand je dis tensions, ça peut être le trajet dans les transports en commun, le dossier d'un client, tout ce qui fait notre quotidien. Je fais des horaires de bureau, quand je sors du boulot à 18h, je ne me dis pas "je suis exténué je n'ai plus de bras." Par contre, il y a une fatigue au niveau de la tension, de la concentration et le fait de pratiquer un sport comme le judo qui est quand même très intense, me fait me sentir très bien après l'entraînement, parce qu'on élimine les tensions accumulées. 

Qu'est-ce que le judo apporte à ses pratiquants ?

Beaucoup de choses. Déjà, la forme physique. C'est un sport complet qui sollicite toutes les parties du corps. Surtout que c'est un combat debout et au sol. Je le vois, je peux dire que j'ai une bonne condition physique uniquement grâce au judo. Depuis tout jeune on m'inculque les valeurs du judo. C'est quelque chose qui me tient à cœur et je m'oriente d'ailleurs vers le professorat, mais pour enseigner dans mon dojo, à Vallauris, où je suis licencié. On a un code moral. C'est un sport martial où effectivement il y a du respect, du contrôle de soi et ça s'imbrique dans le quotidien. Cela fait partie de nous, c'est une partie inhérente de nous. Quelque soit le dojo où je vais m'entraîner, on a toujours un super accueil. On va à la castagne, mais c'est un super respect. Moi par exemple, je m'entraîne souvent à Monaco, chez Marcel Pietri, qui est adorable et une référence dans le judo.

Vous faites aussi un peu de boxe thaïlandaise. C'est un sport différent du judo, où les athlètes n'ont pas les mêmes physiques en général…

Oui c'est vrai (rires). Les judokas sont trapus. En boxe thaï, ce sont de longs segments. Moi, c'était pour compléter mon profil de combattant. Cela s'est fait un peu naturellement et surtout par le biais d'amis. Mais à chaque fois que je m'entraîne, je dis toujours la même chose : je suis judoka, j'ai mes deux entraînements de judo par semaine et de temps en temps si j'arrive à avoir assez de temps pour avoir un troisième entraînement dans la semaine – parce qu'il faut quand même une vie sociale – je fais de la boxe thaï. Et ce qu'il y a de bien, c'est que le judo, comme la boxe thaï ou toute autre discipline de combat, cela donne de la confiance en soi. Et la confiance en soi, on en a tous besoin au quotidien, que ce soit dans le travail, dans les relations sociales.

Quels sont les athlètes qui vous ont marqué dans votre discipline ?

Quand je m'étais inscrit, David Douillet était à son apogée. Bien évidemment, on avait des posters de lui de partout. Sinon, je suis un fan invétéré de Toshihiko Koga, le Japonais, parce qu'il avait vraiment son judo à lui. Et puis Teddy Riner. Je l'ai rencontré. C'est un gars super, il joue dans un autre monde. Il a battu tous les records. J'avais accompagné des jeunes de mon dojo à un tournoi à Saint-Laurent-du-Var, il était dans le coin et est venu spontanément pour voir les enfants. Chaque grand champion fait du bien à son sport. Comme chaque mauvais champion lui fait du mal. Un mec comme Teddy Riner, au delà de ses résultats sportifs, c'est une super vitrine. 

Et si vous deviez choisir un sportif tous sports confondus ?

Tous sports confondus, je dirai Mickaël Jordan. J'ai baigné un peu dans le basket car mes deux grands frères en font. Et je trouve que lui aussi a fait un bien monstre à son sport. La NBA n'a jamais été aussi représentée dans les médias que par sa génération. Je ne dis pas qu'il n'y avait que lui. Mais c'était une super vitrine pour la NBA et pour son sport. Pour moi, s'il y en avait vraiment un au dessus de tout le monde, c'était lui.

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3 questions à Rémi Raso Directeur du Crédit Agricole Monaco

Qu’est-ce que le centre d’affaires entreprises ?
Le centre d’affaires entreprises, au sein de notre succursale sur Monaco est récent. En effet, depuis début 2016 nous avons développé des compétences complémentaires à notre métier de banquier privé pour accompagner les entreprises de la place monégasque. Nous offrons ainsi un service personnalisé pour accompagner les entreprises dans l’ensemble de leurs besoins classiques domestiques et internationaux jusqu’aux solutions les plus complexes. Pour cela nous disposons d’une équipe en proximité au sein de notre succursale et d’un réseau d’experts disponibles très rapidement. Cette réactivité est un engagement fort auprès de nos clients.

Quel est le rôle des personnes qui y officient ?
Cette équipe est composée de deux personnes. Marie-Gisèle Fringant, chargée d’affaires entreprises en charge de la prospection, du développement de la relation client, de l’accompagnement des chefs d’entreprise dans la mise en œuvre et le développement opérationnel de leur stratégie. Et de Oualid Hizir, technicien affaires entreprises qui accompagne opérationnellement et techniquement les entreprises dans leurs sollicitations quotidiennes. Ils forment un binôme indissociable et complémentaire. Ils incarnent la compétence du groupe Crédit Agricole (leader sur le marché Entreprise en France), et apportent toute leur énergie et leur professionnalisme au service de nos clients. Un exemple concret : nous sommes énormément sollicités sur l’accompagnement à l’international. Marie-Gisèle et Oualid parlent chacun quatre langues : offrir ce service à nos entreprises est un atout différenciant.

En quoi la pratique du sport apporte un plusà Oualid dans l’exercice de son métier ?
La pratique du sport est un atout indéniable pour Oualid. Tout d’abord, je constate qu’il met ses qualités de sportif de haut niveau au service des chefs d’entreprise. Il ne lâche rien et met tout en œuvre pour trouver une solution au besoin du client. Je suis convaincu que c’est par toutes les heures passées à s’entraîner durement sur les tatamis que Oualid a acquis cette persévérance. Ensuite, et c’est plus lié à la pratique des arts martiaux à haut niveau, Oualid possède une vraie sérénité. Son métier est exigeant, il doit être réactif et répondre aux nombreuses sollicitations clients, tout en respectant les règles de sécurité inhérente à son métier. Etre capable de garder la tête froide en pareille circonstance permet de créer un climat de sérénité et cela le client le perçoit. Il a acquis aussi des valeurs fortes comme le respect et l’écoute qui font écho à la relation de confiance que nous établissons avec nos clients. Enfin, notre objectif est de faire croître notre fonds de commerce en devenant un acteur connu et reconnu sur le marché entreprises à Monaco. Avoir dans son équipe des collaborateurs qui ont l’esprit de compétition et la volonté de vaincre est à l’évidence un gage de réussite.