Vanessa Galantine, "un tournoi incontournable dans notre saison"

La numéro 1 française d'épée était en Principauté à l'occasion de la 31e édition du Tournoi international de Monaco pour peaufiner sa technique en vue des qualifications aux prochains Jeux Olympiques.

Cette année encore, le Tournoi international d'épée, organisé par la Fédération Monégasque d'Escrime, a attiré bon nombre de tireuses de talent, principalement venues de France, d'Italie et de Suisse. 12 des 16 premières du classement national français étaient présentes en Principauté. Nous avons rencontré Vanessa Galantine, la numéro 1 française, venue à Monaco pour en découdre. 

Que représente le tournoi de Monaco pour vous ?

C'est un tournoi qui est incontournable dans notre saison. On vient souvent se préparer pour la prochaine Coupe du monde. En plus, beaucoup d'étrangères viennent, ce qui nous permet d'avoir des confrontations avec des internationales. Et de faire des mises au point sur notre jeu. Cela fait des années que je viens à Monaco.

Le tournoi compte dans le circuit féminin français...

C'est l'un de nos plus gros tournois. Un des plus gros coefficients aussi (le tournoi a un coefficient de 127, soit le troisième plus important après Epinal France et Villeurbanne sur les 35 compétitions du circuit, ndlr). Chaque tournoi a un coefficient selon le niveau des tireuses qui viennent. Plus des tireuses du haut du classement viennent, plus le coefficient est important. Ce tournoi est incontournable, même pour celles qui font des compétitions internationales, cela lui donne un coefficient important. 

Pourquoi avoir fait le choix de l'épée ?

Parce qu'il n'y a pas de convention, c'est-à-dire les règles de priorité que l'on retrouve dans les autres armes, le fleuret et le sabre. Et du coup, on sait que quand on touche, on touche. Après la difficulté n'est pas moindre parce qu'on peut toucher partout mais on peut également être touchés de partout. Mais, il y a moins de questions à se poser, comme par exemple "est-ce que j'avais la priorité ou pas?". Avec mon tempérament, j'aime que quand il y a touche, il y a touche.

Quel était votre objectif aujourd'hui? Etes-vous satisfaite de votre performance ?

Je voulais venir travailler par rapport aux deux Coupes du monde que j'ai faites. Je me sentais bien lors de la première, beaucoup moins pour la seconde. Je voulais venir voir où cela pêchait pour la prochaine. Cela donne des pistes de travail. Je ne dirais pas que je suis satisfaite, mais dans ce que je voulais travailler en tout cas, j'ai réussi à mettre des choses en place. Et j'en suis contente.

Quels sont ces points?

Je voulais travailler mon avant. Sur les deux premières coupes du monde, j'étais beaucoup vers l'arrière, en offensive et en contre-offensive. Et puis là où ça a pêché, c'est quand je dois aller chercher la touche en attaque. A Monaco, j'étais venue travailler mes préparations d'attaque. Ce n'était pas tout à fait au point, mais j'ai réussi à en mettre pas mal, donc je suis plutôt contente.

Les J.O. sont-ils dans votre viseur ?

Oui c'est un objectif. On est un peu dans le mou, mais c'est encore possible.

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :