Championnat régional de Monaco : l’épreuve de force

Olivier Oumailia : "Monaco est représenté à l’international"

Secrétaire général de l'AS Monaco haltérophilie et force athlétique, Olivier Oumailia est aussi un pratiquant assidu de sa discipline. Quelques minutes avant son passage sous la barre, il revient sur son sport et l'organisation d'une telle compétition.

Chez les Oumailia, la force athlétique et le développé couché sont une histoire de famille. Si Olivier s'est engagé au sein du bureau directeur de l'ASM haltérophilie depuis 7 ans, il suit également les traces de son père, Gérard. A plus de soixante-ans, celui qui est champion de France, d'Europe et vice-champion du monde continue de montrer la voie à son fils. Une relation qui permet à l'un et l'autre de se soutenir en compétition.

Comment s'organise la force athlétique à Monaco ?

Il y a une fédération qui chapeaute la force athlétique, l'haltérophilie et la musculation. Au niveau du club (l'ASM haltérophilie et force athlétique), trois filières se développent en compétition : l'haltérophilie, la force athlétique (voir encadré page 67), le développé couché, sans assistance, et bench press (développé couché avec assistance de matériel).

En quoi consiste l'assistance de matériel ?

Elle a deux objectifs. Tout d'abord, préserver l'athlète, parce qu'il y a pas mal de renforts au niveau des articulations. Et le deuxième objectif, c'est de rendre la discipline un peu plus attractive car cela permet de développer des charges plus lourdes. En étant assisté, on peut pousser des barres qui sont 20 à 40 kilos supérieurs à ce qu'on peut pousser en développé couché. Et cela est valable pour toutes les disciplines. Ce matériel d'assistance est en fait un maillot fait dans une matière plus rigide.

Quels sont les aspects techniques d'une compétition de développé couché et bench press ?

Le mouvement est complètement décomposé. On demande, pour préserver la sécurité de l'athlète, et éviter des rebonds, de ne pas décoller la tête, les fesses et les pieds. Il y a aussi un souci de justesse du mouvement. Aux ordres des arbitres, on commence à descendre la barre. Un arrêt se fait au niveau de la poitrine, et au "start", on pousse la barre et on la pose au signal de l'arbitre. S'il y a deux fautes techniques, l’arbitre annonce "essai" et le mouvement n'est pas validé.

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