Crovetto a fait le boulot

Engagé aux championnats du monde de gymnastique artistique pour y décrocher un billet olympique, Kevin Crovetto a fait le boulot sur les six agrès. Malgré tout, cela n'a pas suffi pour que le Monégasque valide sa qualification pour Tokyo. Même s'il lui reste encore une chance de voir le Japon l'été prochain.

C'est le grand rendez-vous 2019 de la gymnastique artistique. L'élite de la gym mondiale s'est réunie durant 15 jours à Stuttgart pour les championnats du monde. Si les titres sont bien entendu en jeu, les qualifications olympiques sont elles aussi à glaner pour les athlètes. Et à ce petit jeu, la donne est encore plus difficile lorsque l'on évolue seul pour son pays.

C'est une situation que Kevin Crovetto, gym monégasque et sociétaire de l'Étoile de Monaco, connait bien. Habitué de ces rendez-vous internationaux, c'est en compagnie de son coach, Thierry Aymes, et de son coéquipier en club et ostéopathe, Nicolas Pollano, que Kevin a rallié l'Allemagne pour défendre ses chances en vue de glaner un ticket pour le Japon. 

"Il a fait une bonne compétition dans l'ensemble", annonce d'emblée son coach, conscient que la préparation de son poulain n'a pas été idéale. Régulièrement gêné par des pépins physiques, Kevin n'a pu vivre une saison pleine. "Il lui a manqué d'être en forme durant sa 'prépa', à cause de douleurs à l'épaule et d'une fatigue récurrente, donc cela a été difficile", note Thierry Aymes. "Je pense que j'étais prêt, mais pas assez pour aller chercher la perfection sur des petits détails. Je sors d'un cycle de trois ans assez compliqué, avec plusieurs blessures, dont mon opération à l'épaule et cette compétition est le reflet de mon cycle des trois dernières années", analyse Kevin.

Un parcours de qualité

Pourtant, le gym s'est montré solide sur les six agrès. "J'ai commencé par le saut de cheval, puis les barres parallèles, où j'effectue un bon mouvement, sans erreur majeure, mais avec de petites fautes et une réception moyenne, ce qui coûte vite cher à ce niveau", raconte le Monégasque.  Il s'est d'ailleurs particulièrement distingué à la barre fixe, où il avait décidé, d'un commun accord avec son coach, "d'enlever un peu de contenu pour essayer de sortir une meilleure note car les juges étaient très sévères". Bien situé après ces trois premiers agrès, le sol a été délicat, "avec beaucoup de réceptions moyennes, ce qui m'a coûté assez cher", confie Kevin. "Il avait un peu mal au dos après avoir pris une décharge sur une réception, mais il a été courageux pour finir la compétition", glisse Thierry Aymes. 

Kev 3

Si la qualification pour le Japon n'a pas été acquise, Kevin regarde déjà vers l'avenir. "Je pense qu'il va falloir que pour le prochain cycle je me remette très fort au travail et que je réussisse à être tranquille avec mes pépins physiques. Ma 'qualif' aurait pu se jouer sur ces mouvements-là si je les avais parfaitement exécutés, mais avec la préparation que j'ai eu, il y a des petits détails qui n'ont pas été." Malgré tout, il reste encore une petite chance à Kevin de se qualifier. "Ça passera par les Europe, en mai, mais ce sera très difficile à atteindre."

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Le Top 12 revient

L'Étoile de Monaco va bientôt redémarrer sa saison de Top 12, l'élite de la gym française par équipe. Placés dans la poule 4, les gyms de Thierry Aymes débuteront le 9 novembre, lors de la 2e journée, à domicile face à Oyonnax. Ils se déplaceront à Orléans le 16 novembre, pour ensuite partir à Oyonnax le 25 janvier et recevoir Orléans le 8 février. A l'issue de cette phase de poules, leur classement définira la suite de leur saison. Pour rappel, l'an dernier, les promus monégasques ont terminé à la 4e place du Top 12.