Dossier

Ça patine à monaco

Club multisports spécialiste de la glisse, le Skating Club of Monaco (SKOM) propose à ses adhérents, outre le patinage artistique, de découvrir le short-track, le hockey sur glace et le curling. Malgré l’éphémère présence de la patinoire, le club réussit à vivre en dehors de cette période.

Il y a deux ans, le club n’existait pas. Mais les choses ont changé avec l’arrivée d’un nouveau président à la tête de la Fédération. "Quand Monsieur Pizzi est décédé, une nouvelle équipe s’est mise en place, et c’est à ce moment qu’a été décidée la création du club", précise Franck Nicolas, président du SKOM. Déjà bien engagé dans la vie locale, celui qui est notamment en charge de la pelouse du stade Louis-II, a accepté de prendre une nouvelle casquette. "Ça faisait un moment qu’on me demandait de venir pour organiser le club, et j’ai finalement accepté pour le créer." D’autant que Pascal Camia, le nouveau président de la Fédération monégasque de patinage, est quelqu’un qui connaît bien Franck Nicolas. "On a fait du bobsleigh ensemble, on a beaucoup d’affinités et j’ai une grande affection pour lui", confie le boss du SKOM. 

Un staff conséquent

Pour faciliter l’apprentissage des nombreux jeunes, le SKOM a renforcé ses équipes. Parmi ces personnes, l'on trouve notamment l'ancien patineur français Jean-Christophe Simond, "qui a été vice-champion d'Europe", explique Franck Nicolas. Au-delà de ça, Jean-Christophe Simond est aussi celui qui a emmené Brian Joubert au titre de champion du monde glané par le patineur en 2007, puisqu’il a entraîné le Français de 2006 à 2009. Une belle publicité pour le SKOM, d’autant que son vice-président est lui aussi une figure connue du monde de la glisse. "J’ai présenté le projet à Philippe Candeloro, qui est devenu le vice-président du club. On a passé un accord ensemble, et dès qu’on sera un peu plus en place, il va intervenir plus régulièrement, et on devrait le voir à quelques reprises lors des entraînements et galas dès la prochaine saison," précise Nicolas. 

Chiffres en hausse

La création du club, mixée à la mise en place de ce staff, ont déjà eu une conséquence : une augmentation significative du nombre de licenciés. "On est passé de 130 à 200 membres, et le niveau général a lui aussi considérablement évolué." Des aficionados de la glisse sur glace qui ont le loisir de pratiquer différentes disciplines. Outre le patinage artistique "classique", on retrouve dans les statuts du SKOM d’autres sports comme le hockey sur glace, "les barracudas (nom de l’équipe), ce sont d’anciens joueurs, mais ce qu’on souhaite, c’est ramener des jeunes pour qu’à terme, Monaco ait une vraie équipe de hockey", le short-track (patinage de vitesse sur piste courte) ainsi que le curling. "Il y a une très forte demande sur le curling à Monaco. Je suis en train de réfléchir à un espace pour une piste de curling olympique. L’idée serait d’amener une équipe aux Jeux olympiques. Peut-être pas les prochains, mais si on arrive à gagner cette course contre le temps, dans 7 ans ce serait faisable," avance enthousiaste, Franck Nicolas. 

Patinoire éphémère

Le gros problème du SKOM à l’heure actuelle, c’est qu’il ne dispose pas d’une patinoire toute l’année. Celle qui se trouvait sur le port de Monaco cet hiver est éphémère, et n’est généralement présente que de décembre à début mars. "C’est un peu notre talon d’Achille, mais on travaille pour trouver des solutions. La difficulté principale, c’était d’avoir un nombre de patineurs assez important pour justifier d’une patinoire. Mais notre but est d’avoir un maximum de licenciés dans beaucoup de disciplines pour faire évoluer ce sport jusqu’à la création d’infrastructures. Ce qui nous permettrait ainsi d’amener des sportifs jusqu’au haut niveau," détaille le président du SKOM. Si certains athlètes du skating club of Monaco s’entraînent en dehors de la Principauté, les autres aiguisent leurs talents sur le Rocher toute l’année. Et ce sans patinoire. 

Vers le roller ?

Une préparation physique a ainsi été mise en place. Elle commence dès le mois de septembre, "et les patineurs s’entraînent au stade Louis-II en travaillant les figures, les équilibres, leur physique aussi. Cela leur permet d’être prêt dès que la patinoire ouvre, et donne ainsi un meilleur rendu puisqu’ils patinent dans une bonne forme physique," explique Franck Nicolas. Et pour compléter cette formation, le roller pourrait lui aussi être mis à la carte par le SKOM. Prévue dans les statuts, cette pratique serait un bon complément afin de travailler plus longuement les appuis et l’équilibre des patineurs. De quoi glaner sans doute quelques licenciés supplémentaires pour le SKOM, même si l’objectif prioritaire pour le club et son président reste "d’avoir une patinoire. Sans ça, on ne pourra pas avancer." 

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos