Messonnier s'offre le Challenge Costa

Pour sa quinzième édition, le challenge Antoine Costa a vu un plateau de grande qualité s'affronter entre le boulodrome Henri Bernard et le boulodrome Rainier-III. Avec 256 équipes au départ, la lutte pour les places en finale a été rude. C'est finalement la triplette de Patrick Messonnier qui s'est imposée face au trio emmené par Christian Fazzino.

La quinzième édition du challenge Antoine Costa a rythmé le monde de la pétanque ce week-end. Avec 256 équipes inscrites au tournoi, c'est un nouveau record qui a été établi cette année. D'autant que, comme le précise Marc Costa, président du Club Bouliste Monégasque et de la Fédération Monégasque de Boules, "on a du refuser une cinquantaine de triplettes. C'est toujours dommage, mais on ne pouvait pas en prendre plus.

Au programme, deux jours de compétition au cours de laquelle les premiers éliminés pouvaient se rabattre sur le trophée KTK, compétition parallèle qui ne débutait que le samedi après-midi. Mais avant cela, il avait fallu en découdre sur les terrains du boulodrome Henri Bernard à Nice, avant de réintégrer le Rainier-III le dimanche. Faute de place à Monaco pour l'ouverture, les 128 terrains niçois étaient les bienvenus pour accueillir ces premières parties. 

Phase de poule

Le rendez-vous était donc donné à Nice pour la première partie du Challenge Antoine Costa. Dès 10 heures, les premiers claquements de boules retentissaient dans l'enceinte attenante au parc des sports Charles Ehrmann. Plus de 700 joueurs étaient présents pour un total de 256 triplettes. Réparties sur 64 poules, ces équipes visaient les deux premières places qui étaient qualificatives pour la suite des évènements. Deux victoires suffisaient à passer dans ces poules de 4. Pour celui qui perdait un match, c'est le barrage qui l'attendait afin de tirer son épingle du jeu.

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Un jeu relativement relevé où l'on trouvait quelques grands noms de la pétanque, à l'image de Jean-Marc Foyot, Philippe Quintais ou encore Christian Fazzino, élu récemment joueur du siècle. L'effervescence se ressentait sans mal sur cet immense boulodrome où les points s'enchainaient à mesure que le soleil rejoignait son zénith. Mais plus les minutes passaient, plus le couperet se rapprochait pour les premières éliminations. Cependant, la déception ne restait que quelques minutes sur les visages. La bonhomie de ce sport reprenant rapidement le dessus, tout se clôturait autour du verre de l'amitié avant d'aller se restaurer. D'autant que pour les premiers sortis, il y avait toujours la possibilité de basculer sur le Prix Boule KTK (voir encadré). 

Une paëlla et c'est reparti

Le premier tour terminé, il était temps de passer un moment à table pour reprendre des forces en vue des 64es de finale qui devaient débuter à 16 heures. Autour d'une paëlla géante, les boulistes pouvaient de nouveau partager un moment agréable en compagnie de leurs coéquipiers et adversaires du jour. D'autant que la journée était loin d'être finie.

A mesure que le premier acte se rapprochait de son terme, les équipes encore en lice étaient de moins en moins nombreuses. Et pour cause, il ne devait en rester que 16 pour dimanche. Une journée qui promettait un affrontement dantesque en finale sous le toit du boulodrome Rainier-III. Figure emblématique de la pétanque, Christian Fazzino et son équipe avançaient pas à pas vers une finale qu'ils avaient en ligne de mire depuis leur arrivée. Mais ils n'étaient pas les seuls. Une triplette devait les contrarier. 

Une finale de haut vol

Après avoir passé les différents obstacles dressés sur leur route, l'on retrouvait donc Christian Fazzino, accompagné de Christopher Labonne et Denis Olmos en finale. Face à eux, un trio composé de Patrick Messonnier, Kevin Lellouche et Cédric Salvini. Cette triplette s'était d'ailleurs signalée dans l'année en remportant le mondial la Marseillaise, une des quatre plus grandes compétitions de pétanque, l'été dernier. De quoi assurer un spectacle de haute volée pour les dizaines de spectateurs présents autour du terrain central confectionné pour l'occasion. 

Et d'entrée de jeu, le ton était donné. Les pointeurs faisaient preuve d'une habileté incroyable tandis que les tireurs se révélaient être des snipers impitoyables. La moindre boule placée près du but était inlassablement frappée par celle du tireur. Dès lors, le public comprenait rapidement que cette finale se jouerait sur des tirs ratés. Tandis que Christian Fazzino pestait à chaque boule qui n'allait pas se coller au bouchon, les tireurs continuaient leur récital, à de rares exceptions près. 

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Lors de la troisième mène, le trio de Messonnier prenait un avantage qui allait être définitif. Il fallait attendre la dixième mène pour voir la partie se terminer, et de quelle manière. Alors menée 12-7, la triplette emmenée par Christian Fazzino est en position de revenir à 12-12. Il faut pour cela que le joueur du siècle réussisse un carreau sur sa dernière boule. Car à ce moment-là, malgré leurs cinq boules placées, le point est pour l'adversaire. Après de multiples aller-retours entre le pas de tir et le bouchon, l'homme reconnaissable à sa casquette, ses lunettes rondes et sa moustache prend position. Le geste est fluide, la boule s'envole et rate finalement de quelques millimètres sa cible. Fazzino a failli, Messonnier a gagné. 

Une défaite, mais toujours avec le sourire dans le camp des vaincus comme chez les vainqueurs. De quoi clôturer un weekend autour d'un dernier verre après la remise des récompenses en présence de nombreux officiels tels que Jacques Pastor, du service des sports de la mairie, Pierre Svara, conseiller national, Patrice Cellario et Stéphane Valeri, respectivement conseillers de gouvernement pour l'Intérieur et les Affaires sociales, Marie-Cécile Moreno, représentante de l'éducation nationale ou encore Mélanie-Antoinette de Massy, cousine du Prince Albert II. 

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Le KTK en soutien

Le challenge Antoine Costa n'était pas le seul tournoi de pétanque du week-end. Organisé en parallèle, le Prix Boule KTK accueillait, sur inscription, les équipes ayant été éliminées lors de la phase de poule du Challenge Costa. Mais ce tournoi n'était pas à voir comme un simple lot de consolation, puisque, à en croire Marc Costa, le niveau y était très élevé là-aussi. "Les finalistes du KTK auraient très bien pu se retrouver dans les phases finales du Costa", a précisé le président. Un tournoi remporté par la triplette de la Boule Tropezienne composée par Christophe Fasseta, Jérémy Boi et Cyrille Martin. En finale, ils étaient opposés à Joseph Loukrati, Michel et Louis Ferrari.