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Jean Catineau, au cœur du vrai

Jean Catineau est anesthésiste-réanimateur au Centre Hospitalier Princesse Grace. Également médecin volontaire chez les pompiers, il n'a pas hésité à aller prêter main-forte dans l'Est au moment de la première vague. Un choix naturel pour ce triathlète habitué à l'effort.

Certaines personnes trouvent un métier qui leur permet de vivre une vie correcte sans que leur profession ne leur ressemble réellement. Et il y a les autres. Ceux embrassant une carrière collant à leurs valeurs. Pour Jean Catineau, il semblerait bien que ce soit la deuxième option. "J'ai toujours été passionné par la médecine pré-hospitalière. C'est par la suite que j'ai découvert le monde de l'anesthésie et de la réanimation. Les rapports humains sont forts dans la réa, et il est important pour les gens d'avoir confiance en leur anesthésiste. D'autant plus en réanimation où l'on a des personnes dont le pronostic vital est engagé. On a des relations vraies, sans masque, sans posture, on est dans les rapports humains les plus fondamentaux, je trouve ça très intéressant." 

Depuis plus de dix ans au CHPG, l'homme de 46 ans, que l'on retrouve parfois dans Dragon 06 (hélicoptère de la sécurité civile dans le 06), a cependant vu son rapport aux autres être modifié par l'arrivée de la pandémie. "Ce qui a pas mal changé, c'est la nécessité de se protéger et de mettre des barrières physiques supplémentaires par rapport à d'habitude. Ne serait-ce que le port du masque, où on perd un peu en communication non verbale, le toucher, qu'on annule aussi, les visières, les cagoules, ça déshumanise un peu la chose. Mais on ne peut pas faire autrement, donc on joue sur l'intonation et la posture."

Aider les autres

S'il souligne que la région a plutôt été épargnée, notamment par rapport à l'Est, il estime que l'influence italienne s'est faite ressentir. "Les épidémies, les nouveaux virus, ça traîne depuis des années, on ne savait pas trop sous quelle forme ça arriverait. On a été assez épargné sur la première vague par rapport à d'autres régions, mais on a été très influencé par la proximité avec l'Italie, on sentait que les collègues souffraient. J'ai été à Mulhouse pour aider un peu en avril-mai, et eux ont vraiment été au cœur de l'ouragan." 

Aller filer un coup de main, quand bien même c'est à l'autre bout de la France, n'est pas un problème pour ce bonhomme aimant être au cœur des choses. Et si les longues distances ne l'effraient pas, ce n'est pas très étonnant lorsqu'on sait qu'il est triathlète. Là où certains ont dû grandement modifier leurs schémas d'entraînements, Jean Catineau, lui, n'a pas été trop embêté par l'arrivée du coronavirus. "Ça a un peu changé, mais pas tant que ça, ma façon de m'entraîner. Pour le vélo, je base une partie de mon entraînement sur le home-trainer, ce qui m'a pas changé grand chose. Au boulot, on est assez dynamique dans le service, on a accès à un tapis de course et un home-trainer, c'est super important, parce qu'on a une spécialité assez stressante et pouvoir se défouler et faire de l'exercice au boulot, c'est très important." 

Le triathlon lui a d'ailleurs permis de trouver une discipline équilibrée, et plus encore, un mode de vie. "Ça demande une grande discipline, être régulier, ce n'est pas monotone et ça permet un développement physique harmonieux. J'ai trouvé des gens très persos, compétitifs, et en même temps des gens qui se prennent pas trop au sérieux, pour profiter, partager un moment. On y voit un peu les facettes de l'humain, et quand on rentre dans quelque chose d'un peu long, les masques tombent, on voit la vraie personnalité des gens et ça permet de découvrir des gens sympas."

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