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Bruno Carbonne, bercé par le sport

Triathlète confirmé, Bruno Carbonne est chef du service maternité au Centre Hospitalier Princesse Grace. Deux activités qu'il réussit à concilier malgré un emploi du temps difficile et une actualité délicate.

"Je reste un amateur, mon objectif n'est pas de faire un podium mais de vivre une aventure." C'est ainsi que Bruno Carbonne évoque ses participations aux compétitions de triathlon - pratique débutée il y a six ans -, notamment l'Embrunman l'an dernier. Il est, à 58 ans, le chef de service de la maternité du Centre Hospitalier Princesse Grace. Un poste qui ne lui permet pas de faire les "15 à 20 heures d'entraînement hebdomadaire" requis pour bien figurer. "Pour mon premier Ironman, j'ai dû m'entraîner, au maximum, 7 à 8 heures par semaine. C'était énorme pour moi par rapport à mon activité", se souvient-il. J'ai un métier qui comporte des horaires totalement imprévisibles, avec des consultations la journée et, parfois, des accouchements en pleine nuit. Ce qui fait que, contrairement à certains copains, mon plan d'entraînement est tout le temps chamboulé." 

Il insiste : "De toute façon, si je me mettais des charges de 20 heures d'entraînement, en étant fatigué et sans pouvoir récupérer, je n'aurais pas de plaisir et je passerais à autre chose." Mais c'est cet amour du sport et le plaisir qu'il en tire (il faisait de l'alpinisme et de l'escalade bien avant de quitter, il y a cinq ans "par amour", Paris pour Monaco) qui lui a permis d'obtenir un certain "équilibre" durant les phases de confinement : "Pour moi, ç'a été vital. On était dans une situation psychologiquement particulière, on ne savait absolument pas à quoi s'attendre."

"Comme des vachettes lâchées dans les prés"

"Admiratif de ceux qui ont vécu le vrai confinement", Bruno Carbonne, lui, se rendait à l'hôpital pour assurer la continuité du service malgré les modifications apportées à l'organisation. "La maternité est une spécialité particulière puisque les gens viennent ici, dans la plupart des cas, sans être malades, mais pour mettre au monde un bébé et vivre un moment exceptionnel. Dès le début de l'épidémie, on a restreint les visites au partenaire, alors que la recommandation en France ne permettait pas au conjoint d'assister à l'accouchement. Cela me paraissait quelque chose d'assez insupportable. Parallèlement, on a diminué de manière très importante les durées de séjour pour éviter de placer deux femmes dans une même chambre", précise-t-il. 

Il poursuit : "A part dans certaines périodes de pic d'activité de 24, 48 heures, avec sept ou huit accouchements par jour, la situation ne s'est imposée que deux ou trois fois, avec, toujours, un test Covid appliqué à tout le monde." Bruno Carbonne loue, plus généralement, la réactivité de tous les services de l'hôpital et "la capacité de mobilisation des médecins et de toutes les équipes de santé" malgré "la grosse inquiétude", au moment de la première vague, de voir que leurs homologues européens étaient les plus exposés. "En fait, on a vu un front uni, une mobilisation incroyable qui nous a permis de faire face", note-t-il. 

Alors, pour se dégager l'esprit, Bruno Carbonne a usé du home trainer. L'appareil lui a fait gagner "pas mal sur certains aspects, en particulier en puissance", malgré la sensation d'être "comme une souris dans sa roulette", plaisante-il. J'ai beaucoup couru, aussi, par période d'une heure et un kilomètre autour de la maison. Au déconfinement, les gens étaient comme les vachettes qu'on lâche dans les prés à l'arrivée de l'été. J'ai fait des sorties de 150 bornes ! On était heureux de retrouver la nature."

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