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Jean-Marc Veran, le bien-être par le sport

Jean-Marc Veran a passé une grande partie de sa vie au sein des sapeurs-pompiers de Monaco. Notamment en charge de l'entretien des véhicules, il a fallu revoir certaines procédures pour continuer d'avancer en minimisant les risques depuis mars dernier.

"Ca aide, parce que quand on fait du sport, on se vide l'esprit, on ne pense plus forcément à grand chose. Depuis l'âge de 10-12 ans, si j'arrête pendant quelques semaines, je ne me sens pas bien, ça commence à jouer sur mon moral. Donc je suis obligé de reprendre assez vite, ça me fait du bien, me permet de m'évader, je me sens mieux, aussi bien dans mon corps que dans ma tête. Ça m'aide à extérioriser et à me recentrer sur ce que je fais. Ça a d'ailleurs été une des premières choses auxquelles on a pensé lorsqu'on nous a annoncé qu'on nous fermait le gymnase." Pas de doute, Jean-Marc Veran aime le sport. Si le gymnase des pompiers a été fermé quelques jours au début de la pandémie, le temps de trouver la solution idéale, celui qui a rejoint la Compagnie il y a 30 ans, a, comme ses camarades, rapidement trouvé le moyen de continuer l'exercice physique. 

"Chacun a trouvé sa petite solution, avec des exercices séparés. Il y avait soit la possibilité d'aller trottiner en dehors de la caserne avec l'autorisation d'une heure que l'on avait sur nos jours de repos, ou alors à la maison ou sur la terrasse, quand il n'y avait pas trop de monde, les jours de garde", ajoute cet ancien karatéka, qui a ensuite pu retrouver le gymnase à sa réouverture. On pouvait y aller un par un. Il a été sectorisé en zone d'agrès et il y avait une personne par zone au même moment. Il nous fallait nous inscrire sur des créneaux pour y aller." Une adaptation sportive qu'il a également fallu transposer au niveau professionnel.

Eviter les contacts

En caserne, pas toujours simple de maintenir une certaine distance avec ses camarades. Surtout dans l'atelier, lieu où Jean-Marc Veran passe pas mal de temps. Titulaire d'un BEP et d'un CAP avec une mention en mécanique automobile, il assure, entre autres, l'entretien des véhicules. Et pour bien faire, il a fallu instaurer quelques règles. "Les locaux sont parfois exigus, mais on prenait une marge de sécurité. Ça a chamboulé pas mal de choses, ne serait-ce que pour garder une certaine protection individuelle, il a fallu respecter la distanciation humaine, porter un masque, essayer de ne pas rester collés aux autres en travaillant. On a aussi mis en place une désinfection du matériel, on nettoyait tout ce qu'on touchait, on a changé certaines habitudes, ne plus se serrer la main, ce genre de choses, il a fallu s'habituer à ça." 

Si le nombre d'interventions a quelque peu baissé, notamment durant le premier confinement, les pompiers ont tout de même mis quelques process en place compte-tenu de la pandémie. "Pour les interventions, ça n'a pas changé grand chose, puisqu'on porte le masque. Pour les ambulances, on avait des tenues d'approche, avec une surblouse, une charlotte et des lunettes. Et quand on savait que c'était une intervention Covid, on avait plus de protection et on avait installé un dispositif pour isoler le patient et le sauveteur." De quoi mettre tout le monde dans de bonnes conditions de travail sans créer de sentiment de stress, à l'image d'un Jean-Marc Veran plutôt tranquille face à tout cela. "Avec les protections que l'on avait, j'étais plutôt tranquille et rassuré, je ne me suis pas senti inquiet outre mesure."

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