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Cyrille Minier : "Le sport est vital pour moi"

Cyrille Minier est responsable de secteur dans les cuisines du Centre Hospitalier Princesse Grace. Diabétique, il a dû prendre du recul lors du premier confinement avant de pouvoir revenir aux affaires, tant professionnelles que sportives.

Pour Cyrille Minier, la cuisine est une passion née dans l'enfance. Après un demi-siècle de vie, elle est toujours intacte. Et ce même si elle est devenue plus qu'une passion, puisque c'est aussi son métier. "Après l'école hôtelière que j'ai faite en région parisienne, d'où je suis originaire, j'ai effectué mon service militaire à la marine et j'étais en poste sur le Clémenceau, à Toulon", rappelle l'intéressé. Prenant goût "au soleil et à la mer", il n'est plus jamais reparti. Et c'est vers l'Est de la Riviera que son avenir s'est écrit au fil du temps. 

Palaces, gastronomiques, restaurants plus classiques, "la cuisine offre une grande possibilité de choses. Aujourd'hui, à l'hôpital, c'est la collectivité, c'est très différent" ajoute Cyrille, désormais responsable du froid à la cuisine du Centre Hospitalier Princesse Grace. "Nous gérons tout ce qui est production froide, comme les hors-d'œuvre, ainsi que la plonge", précise Cyrille, qui est sous l'autorité d'un chef de cuisine. Une fois le service terminé, c'est un travail plus administratif qui attend le passionné. L'après-midi, j'ai quelques papiers à rédiger, des menus à préparer pour ma journée du lendemain. Je vérifie la chaîne d'assemblage, pour voir si tout va bien, s'il n'y a pas de manquement." Mais cette routine quotidienne a été mise à mal durant le premier confinement.

Confiné avant un retour en poste

A l'inverse de la grande majorité de ses collègues de l'hôpital, Cyrille Minier a vécu le premier confinement comme une grande partie des Français et des Monégasques : de chez lui. "Je suis diabétique. A cette époque, nous étions totalement dans l'inconnu et je ne savais pas trop comment réagir. J'en ai discuté avec mon médecin généraliste qui lui n'a pas hésité et m'a arrêté immédiatement", confie le responsable du froid. S'il s'est retrouvé loin de sa cuisine et de ses collègues, il n'a pas manqué, cependant, de rester en contact avec eux. "Je passais des coups de fil pour venir aux nouvelles, savoir s'il y avait des choses à préparer à la maison, travailler sur des papiers, mais je ne pouvais pas. C'était extrêmement frustrant. Quand vous êtes habitué à travailler, se retrouver à l'écart, ça fait bizarre." 

Aussi, lorsque le déconfinement a été annoncé, Cyrille n'a pas mis longtemps à retrouver son poste. Pas forcément serein au départ, tout s'est amélioré au fil des jours. "Quand vous voyez que tout le monde fait attention, vous repartez dans la bonne routine, vous êtes content de travailler. On est très à cheval sur les gestes barrières, le lavage des mains, la désinfection, le port des masques." S'il a ainsi pu retrouver ses habitudes professionnelles, le déconfinement lui a aussi permis de reprendre sa routine sportive.

Plus qu'un sport

Il faut dire que Cyrille Minier est triathlète. Et qu'il fait partie de ces personnes que l'on croise sur la route entre Nice et Monaco, faisant leur trajet de boulot à vélo. "J'étais vraiment soulagé et content de reprendre le travail. Ça me plaît, mais c'est tout un ensemble. Je fais Nice-Monaco à vélo tous les jours, c'est mon entraînement quotidien de vélo." Un manque important durant le confinement puisqu'il lui a fallu réguler sa glycémie. 

"Comme je bougeais beaucoup moins, ma glycémie a été bouleversée. Je ne pouvais plus courir et le vélo est devenu du home-trainer pour baisser ma glycémie et aider à la stabiliser. Il a fallu réorganiser ça pendant le confinement." Une pratique sportive que Cyrille qualifie même de vitale. "C'est très important pour un diabétique de faire du sport. C'est presque vital, quasiment obligatoire."

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