"Ne pas être juste un nom"

Début juillet, Olivier Giroud a fait un passage à Monaco. Mais rien à voir avec le football. Le champion du monde 2018 était là pour le Monaco Collectif Humanitaire, dont il est le parrain.

a carcasse est imposante mais le regard est doux. Le sourire sincère. Alors qu'il aide le petit Jinno à ouvrir ses paquets, Olivier Giroud profite de cet instant avec ce petit bonhomme opéré du cœur quelques mois plus tôt. 

Pourquoi avez-vous souhaité devenir le parrain du Monaco Collectif Humanitaire ?

Je suis le fier papa de trois enfants et c'est une chose très importante pour moi que d'aider des enfants qui sont dans le besoin, qui ont clairement besoin d'aide et c'est ce qu'on leur offre ici, tous ensemble, avec une extraordinaire chaîne de solidarité. J'ai aussi été parrain parmi d'autres sportifs, mais je voulais avoir entre guillemets "mon" association, même si ce n'est pas la mienne car c'est avant tout celle du Souverain et des Monégasques, mais je voulais être le seul parrain. C'était important pour moi.

Comment cela s'est-il fait au départ ?

J'ai toujours dit, encore plus depuis que je suis papa, que je voulais aider une belle cause, surtout pour les enfants. J'ai toujours été très touché par les enfants malades et les orphelins. Il se trouve que je viens régulièrement à Monaco depuis quelques années, ayant une personne de mon entourage qui vit proche de la Principauté et m'a parlé, à l'époque, du MCH. Venant souvent dans le coin, c'était une belle opportunité pour moi d'avoir la possibilité d'être présent pour le collectif. J'essaie d'être investi au maximum et de ne pas être juste un nom. Cela fait 5 ans maintenant que vous êtes le parrain de cette association. 

Pf1 1984

Quel bilan faites-vous ?

Positif ! On a aujourd'hui permis de faire opérer 412 enfants. Je pense qu'il devait y en avoir à peu près la moitié quand je me suis engagé avec le MCH. C'est un chiffre qui augmente d'année en année car les chirurgiens arrivent à opérer environ 40 enfants par an. On a eu un petit meeting pour le bilan des 10 ans de l'association, c'est très positif et on voit qu'en parlant autour de nous, en montrant l'importance d'aider ces enfants, cela apporte toujours plus de soutien. Vous venez tous les ans rencontrer des enfants opérés. 

Qu'est-ce que cela représente pour vous ?

Dès que je peux, j'essaie de me libérer pour venir les voir, ici, au Centre Cardio-Thoracique, que ce soit le personnel, qui fait un travail exceptionnel, à commencer par les chirurgiens, mais aussi les enfants. C'est important de les voir, de leur apporter un petit peu de sourire et de leur offrir des cadeaux.L'an dernier, vous étiez venu un peu plus tard qu'à l'accoutumée, Coupe du Monde oblige. 

Un an après, que gardez-vous en mémoire du mondial Russe ?

Pas plus tard qu'hier (interview réalisée le 1er juillet), c'était le 1/8e de finale contre l'Argentine (victoire 4-3), il y a une belle vidéo qui est sortie sur les réseaux sociaux, d'une quinzaine de minutes, je l'ai regardée et ça m'a donné des frissons. J'ai plein de souvenirs, mais je retiendrai le moment où, avec ma fille, on a fait un bisou à la coupe, sur le terrain, après le match. C'est quelque chose de très très fort. 

Publié le

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos