NFL, la barre des 1000km une nouvelle fois dépassée

Avec 1004km réalisés, Robert Miorin est le vainqueur du défi des huit jours. Cet habitué de la course rejoint ainsi le cercle fermé des participants de la NFL qui ont passé la barre symbolique des 1000km et dépasse son record personnel.

Comme chaque année, un petit groupe de courageux coureurs se sont embarqués dans le "défi des huit jours". Cette année, c'est un habitué de la course ( 6e participation en 10 ans) Robert "Bob" Miorin, 58 ans, originaire de Bordeaux a remporté la course, battant par la même occasion son propre record  : 1004 km. Logé dans les loges du cirque, Robert est le 4e coureur à avoir dépassé les 1 000 km depuis la création de la course du coeur il y a seize ans. Nous l'avons rencontré pour savoir ce qui faisait courir ce passionné, facteur de profession.

Comment avez-vous découvert la course?

Par l'intermédiaire d'un copain, qui n'en était pas encore un à l'époque. Il avait fait un article dans un journal sportif. Je l'ai lu et je suis tombé amoureux de la course. Je me suis dit qu'il fallait que je vienne et l'année suivante, je suis venu. 

Qu'est ce qui vous motive ?

C'est pour mon propre plaisir. J'adore courir. J'ai besoin de ma dose de course. Et on profite de l'occasion pour les objectifs caritatifs.

Vous avez battu votre record cette année, vous vous attendiez à un tel résultat?

Presque 200 bornes de plus ! 175km précisément. Je suis venu dans l'optique de faire 900km, ce que je n'avais jamais fait. Et puis, il y a eu des conditions de course idéales. Un circuit qui malgré la difficulté a l'air d'être idéal. Et puis les conditions de course en elle-même. Les concurrents se sont battus entre eux, et moi j'étais derrière. Je ne me suis pas occupé d'eux. Je les ai regardé se titiller, se battre, se blesser, abandonner... et puis je me suis retrouvé premier.

Vous suivez un entraînement particulier avant la NFL ?

Je n'ai pas d'entraînement spécifique. C'est empirique, à l'emporte-pièces. De temps en temps je vais travailler en courant. C'est à dix kilomètres de chez moi. Mais ce n'est pas tous les jours. Mon gros entraînement, c'est la course en elle-même. Je fais des courses et elles me servent d'entraînement. Des fois, je les aligne. Cela me sert d'entrainement. J'ai la base, c'est-à-dire, une vitesse assez linéaire.

Comment organisez-vous votre course ?

A l'intuition ! J'avais envie de dormir, je laissais faire le corps. Par contre, cette année au lieu de dormir de tout mon saoul et de me réveiller, je me donnais un timing de sommeil. Je dormais 25min, 15 min, 10 min...  Je pense que j'ai gagné du temps par rapport aux années précédentes où je dormais un maximum et dormais 5h si j'en avais besoin. Et puis, j'ai eu la chance de ne pas avoir de blessures, pas d'ampoules, ni de tendinite. 

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