Dominique Verger, sans frontière

Il est arrivé à Monaco il y a 17 ans pour y développer le sport-boules. Une mission que le directeur sportif du Club Bouliste du Rocher mène toujours avec la même passion et surtout l’envie de la transmettre.

Il en a formé, des générations de jeunes écoliers. Si Dominique Verger fait aujourd’hui figure d'incontournable quand on évoque le sport-boules et le club de la Principauté, rien ne le prédestinait pourtant à une telle carrière. Il faut dire que cet Isérois de naissance est arrivé aux boules lyonnaises par la force du destin. "Dans le cadre d’un changement professionnel, mes parents sont devenus les gérants du bar du boulodrome de Gap (Hautes-Alpes), qui était alors l’une des plus grandes sociétés françaises, avec plus de 400 licenciés. Dans ma famille, il n'y a que des basketteurs et des footballeurs, et moi à la sortie d’école, j’ai commencé à jouer aux boules", raconte le directeur sportif. Rapidement, tout s'enchaîne. Centre de formation, groupe France, il gagne quelques titres de champions de France. Malgré tout, le jeune Dominique aimait "aussi bien jouer au basket et aux boules. Je ne voulais pas choisir". Et quand logiquement ce passionné de sport décide de devenir enseignant, il passera son diplôme d’état dans les deux disciplines, avant d’encadrer l'équipe senior féminine en basket et l’équipe première de lyonnaise de Gap. "Je n’étais jamais à la maison", se rappelle celui qui, après une mutation en Alsace, a fait pendant un temps les allers-retours le week-end pour coacher ses équipes. 

A l'assaut du monde

Le grand virage vers les boules lyonnaises s'amorcera finalement, grâce à Mimi Lagier-Bruno, le président de la Fédération international (FIB), lui aussi Gapençais. "Il m’a connu tout petit. Il m'a encouragé à rentrer à la fédération". Le début d’une nouvelle page pour le jeune professeur. "Quand je suis rentré à la FIB, on m'a proposé d’aller former dans les pays étrangers les jeunes joueurs et cadres techniques, notamment dans les pays de l’Est. C'était passionnant. Évidemment, le basket ne m’offrait pas ça". 

Il faut dire aussi que quand Dominique passe ses diplômes d'entraineur, le sport-boules connaît un profond bouleversement. "On était dans les années 80. C’est à ce moment que les épreuves sportives ont été mises en place. Pour moi c’était incroyable de courir et taper des boules. En tant qu’entraîneur et enseignant, il y a tout qui s’imbrique : la préparation physique et mentale, la motricité. C’était l’avenir et ça l’est encore, j’espère. J’étais dans une commission qui travaillait sur l’évolution des épreuves. On sentait que c’étaient les prémices de quelque chose". C'est également grâce à ce même Mimi Lagier-Bruno qu’il rejoindra en 2002 la Principauté. "Il connaissait très bien Denis Ravera, le président du club, ainsi que Mme Lambin-Berti, qui était à l’époque Commissaire général à l'Éducation nationale. Ils cherchaient un professeur d'EPS avec un profil sport-boules pour développer l’activité en Principauté". 

Une vision d'ensemble

Aujourd'hui, c'est toujours avec la même passion que Dominique Verger forme chaque année les jeunes sportifs de la Principauté et les initie aux boules lyonnaises, via l'UNSS et l'Éducation nationale. Entré à la tête du centre de formation, il a opéré il y a quelques années un virage pour devenir le directeur sportif du club. "J'ai pris un peu de recul. Avec le président, on a mis d’autres personnes sur le terrain. Cela me permet d’avoir une autre vision du club, de la fédération et d'être plus sur l’organisation. Et je peux aussi paver la voie pour le futur d’autant qu’étant toujours impliqué dans le monde international (il est membre du comité directeur de la FIB), je sais vers quoi on peut ou pas tendre". De quoi rester à l’avant-garde.

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