Challenge de tir Albert II  : frères d'armes

Une soixantaine d'hommes en uniformes ont participé à la deuxième édition internationale du Challenge de tir Albert II, les 26 et 27 juin. À l'initiative de la Compagnie des carabiniers du Prince et de la Sûreté publique, le rendez-vous avait pour but de rapprocher différentes forces de l'ordre.

Dans la salle de déjeuner de la Carabine de Monaco, certains prenaient une pause. Regroupés dans l'immeuble "Le Triton", 5 rue du Gabian, ils venaient de dix nations européennes et représentaient leur unité en binômes. 

Avec trois sites différents pour six épreuves et un rendez-vous 100 % monégasque, cette escapade offrait un savant mélange de tir sportif corsé et de visite de la Principauté.L'an passé, à la même époque, le Challenge de tir n'occupait qu'une journée et regroupait 21 binômes. 

Mais avec davantage de participants, le rendez-vous a pu être étiré sur deux jours. "Nous nous sommes rendu compte qu'une journée, ce n'est pas assez pour créer des liens. Cette fois, nous prenons en charge les binômes du mercredi soir au samedi. Ils ont plus de temps ensemble pour apprendre les uns des autres", expliquait Mélanie-Antoinette de Massy, marraine de l'événement. 

"Cela nous permet de diviser les participants en deux groupes. Pendant que l'un visite la Principauté, l'autre fait la compétition. Ils ont pu voir le musée océanographique, ils ont visité le palais, assisté à la relève de la garde et découvert les caves de l'Hôtel de Paris ainsi que le Casino." On ne taillait pas la bavette trop longtemps. Juste le temps d'échanger quelques paroles et de boire une lampée d'eau, puis direction le pas de tir.

Découverte du tir sportif

Un duo de Carabiniers du Prince s'apprêtait à tester l'atelier pistolet à air comprimé. "Pendant trois minutes, ils ont droit à un nombre de coups illimités pour se familiariser avec l'arme. Ce sont des pistolets de compétition et ils n'en ont pas l'habitude. Mais globalement, ils s'adaptent vite et se débrouillent bien", expliquait Cynthia, la monitrice. 

"Une fois que le chronomètre est lancé, ils ont cinq minutes pour tirer un plomb dans chacun des cinq cartons." Les Carabiniers lâchent quelques blagues puis se concentrent et font le job, avant de passer à l'atelier de la carabine à air comprimé, du côté opposé de la grande salle.

"Ici, ils ont une passe d'essai et une passe de match. Ils auront deux minutes pour tirer un plomb dans cinq cibles", raconte la monitrice. "Ça n'a rien à voir avec un fusil d'assaut ou de police. Là, on leur fait découvrir le tir sportif." Un défi que les hommes prenaient au sérieux. Derrière une face souriante, on décelait un stress bien présent. 

"C'est quand tu le sens, hein", taquinait l'un des carabiniers pendant que l'autre se concentrait. "Mets-toi en position", lui intimait Fabienne Pasetti (10 participations aux JO). "Laisse bien tomber tes épaules, calme-toi." Il souffle un bon coup et vise méticuleusement les petites cibles, n'accordant le sursis qu'à l'une d'elles. Pendant ce temps, l'équipe d'Allemagne, le GSG 9 Kameradschaft, prenait leur suite et se collait au pistolet.

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