Golovkin toujours plus haut

Gennady Golovkin s'est à nouveau imposé et conserve ses ceintures mondiales.Martin Murray a frôlé le K.O. à plusieurs reprises et la rencontre a été arrêtée au cours de la onzième reprise sur décision de l'arbitre.

S'il continue ainsi, l'invincible deviendra sans doute l'adjectif qui lui ira le mieux. Devant un parterre de 900 personnes, le Kazakh Gennady Golovkin a une fois de plus fait parler ses poings pour s'adjuger une nouvelle victoire avant la limite. Dans une salle des étoiles chauffée à blanc par les nombreux supporters des deux boxeurs, l'Anglais Martin Murray a tout de même tenu 10 rounds pleins avant que l'arbitre n'arrête le combat au cours de la onzième reprise.

Un combat que "GGG" a dominé de la tête et des épaules tout du long, ne laissant que peu de chance à son adversaire du soir. Si les pugilistes disputaient chacun leur 32e combat professionnel, seul l'un d'eux peut se targuer d'avoir 32 victoires au compteur, dont 29 avant la limite.

Spectacle

Quelques jours avant le combat, lors de la traditionnelle conférence de presse, Golovkin promettait "un grand show". Et force est de constater que le garçon a tenu parole. Si la SBM et Golden Gloves, tous deux organisateurs de la soirée, ont fait les choses en grand, avec notamment un chanteur, un duo Kazakh présent pour chanter l'hymne, mais aussi Micheal Buffer, LA voix de la boxe à Las Vegas, c'est bien sur le ring qu'a eu lieu le plus beau spectacle.

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Dès leur entrée dans l'arène, les deux combattants avaient mis les formes. L'acclamation qui accompagnait l'arrivée de Murray était nourrie par  la fameuse "Barmy army" et les nombreux anglais présents dans la salle, le tout sur fond de "Here I go Again" de Whitesnake, un groupe britannique ayant connu ses heures de gloire dans les 80's. Malgré leur ferveur, les fans de Murray étaient surpassés vocalement par les nombreux soutiens Kazakhs.

Golovkin entrait ainsi tel une rock star sur "Seven Nation Army" des White Strapses, enchaînant les clins d'oeil au public. Une manière de chauffer un peu plus une salle majoritairement acquise à sa cause. Et sa boxe allait finir de conquérir un public qui finirait par tomber sous le charme de son style guerrier, comme Murray allait inéluctablement sombrer sous ses coups.

"Let's get ready to rumble"

Les hymnes passés, le combat pouvait commencer. Et pour lancer les hostilités, c'est Micheal Buffer et son célèbre "Let's get ready to rumble" qui en donnèrent le coup d'envoi. Pas de round d'observation, pas de boxeurs qui tournent autour de l'autre, les deux guerriers sont là pour en découdre et ne cherchent pas à éviter l'affrontement. 

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Des guerriers, oui, parce que c'est réellement une guerre dans les règles du noble art que se sont livrés les deux athlètes. Preuve en est, la salve d'applaudissements lancée à la fin du premier round. Golovkin, sûr de sa force, s'avance continuellement aux devants de son adversaire, lequel encaisse et réplique sans se laisser intimider.

Mais face au travail de destruction opéré par le Kazakh, Murray ne peut tenir. Malgré un certain équilibre lors des deux premiers rounds, la balance penche sans aucune contestation possible du côté de Golovkin lors de la troisième reprise. Et lors du quatrième round, celui qui vient de St-Mirren's, près de Liverpool, pose deux fois le genou à terre. Il est compté 8 par deux fois...

Du sang mais pas de larmes

Dans une tentative de retour, Murray lance ses assauts, mais ne semble pas en mesure d'ébranler Golovkin, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Le champion en titre avance incessamment sur lui, et encaisse pour mieux répliquer avec plus de force et d'intensité. Une vraie machine. Infatigable, le regard fixe, une détermination sans faille, il fond sur son adversaire pour mieux l'asphyxier.

Le visage de Murray montre peu à peu les traces laissées par cet affrontement. Le sang s'écoule de son nez, pour jaillir par instants, et le boxeur finit au tapis au huitième round. N'ayant rien à perdre, il retourne vaillamment au combat, n'abdiquant pas. Il a déjà perdu, mais la serviette reste dans le coin, elle n'atterrira pas sur le ring, ce qui aurait été synonyme d'abandon. C'est finalement l'arbitre qui mettra fin à son supplice au début du onzième et avant-dernier round, lorsque, bloqué dans les cordes, il subissait la loi du champion.

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Golovkin conserve ainsi ses ceintures, assurant le show jusqu'au bout. S'il est considéré comme l'un des meilleurs de sa catégorie, voire même le meilleur, une question se pose désormais. Qui sera le prochain ?

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