Dossier

Monte-Carlo Boxing Bonanza : l'Anglaise avait tablé sur le Casino

Pour la quatrième fois en deux ans, le noble art a rendu visite à la Principauté. Mais cette fois, il a délaissé le Sporting d'été au profit du Casino de Monte-Carlo. Du jamais vu. Une manière, s'il en fallait une, de rendre ce rendez-vous du 21 juin encore plus exceptionnel.

Adieu, promenade du Larvotto. La nouvelle édition du Monte-Carlo Boxing Bonanza avait trouvé sa place au cœur de Monaco, dans son prestigieux Casino. Qui dit mieux ? 

On ne pouvait pas faire plus symbolique pour signaler l'importance de la boxe anglaise en Principauté. Dans la salle François-Médecin, 400 hôtes étaient accueillis par la Société des bains de mer, alliée, comme les fois précédentes, au promoteur sud-africain Golden Gloves Limited.

On posait ses souliers sur une moquette moelleuse et laissait aller son regard vers le ciel. Les hauts plafonds, couverts de dorures et de peintures, conféraient un aspect historique à la soirée. Les vastes lustres étincelaient et se reflétaient dans les miroirs incrustés dans les murs. Au milieu de la pièce, un ring flamboyant attendait, patient. 

Tout autour de lui, on allait et venait près des sièges rouges. Les caméramen et les photographes réglaient leurs engins, cherchaient le meilleur point de vue. La régie effectuait les derniers tests. Bientôt 19 heures, le combat amateur n'allait pas tarder à débuter, chauffant une salle trop calme avant quatre combats d'envergure.

Micallef a pris de la graine à Cuba

Le duel qui opposait les jeunes Hugo Micallef et Milan Pratt était tout sauf un jeu d'enfants. En rouge, le Monégasque se prenait quelques belles torgnoles. Il parvenait à toucher le casque bleu qui ne le lâchait pas d'une semelle. 

Lors de la deuxième reprise, les deux garçons ne retenaient pas leurs coups et cela rendait la rencontre assez prenante. Durant le troisième et dernier round, il était difficile de déterminer qui avait marqué le plus de points. "Allez Milan, travaille, tu l'as touché", criait le coach de Rosny-sous-Bois. 

À l'issue du combat, Hugo assurait le show et tenait son poing mi-levé, avant même que le speaker ne le déclare vainqueur. Une technique inspirée des Cubains…"Il était plus difficile à toucher que le précédent adversaire que j'ai eu à Monaco. Il était plus technicien. Mais j'ai connu plus dur en championnat de France cadets (il a décroché le titre en mars)", racontait Hugo, assez loquace malgré l'effort fourni. 

"Je suis récemment parti en stage à Cuba et j'ai vraiment progressé. J'ai par exemple appris à convaincre les juges", il souriait. "Tout est dans l'attitude. Il faut montrer au public et aux juges qu'on va gagner. Il faut arriver en vainqueur." 

Page 1/3

Vous aimez cet article, partagez-le :

   
Photos