Dossier

Monte-Carlo Boxing Bonanza : Monaco a tourné 
"kazakh"

Le Monte-Carlo Boxing Bonanza a frappé dans la salle des Étoiles du Sporting, le samedi 1er février. C'était annoncé, il allait y avoir du combat. Six en tout, parmi lesquels "le" duel phare, durant lequel Gennady Golovkin a conservé sa ceinture mondiale WBA, face au Ghanéen Osumanu Adama.

On ne s'en lasse pas. Depuis que l'Anglaise revient régulièrement en terres monégasques, on trépigne d'envie à l'idée d'entendre les claquements puissants des gants sur la peau, de voir la salive gicler de la bouche du combattant qui se fait punir.  Depuis mars 2013, le Monte-Carlo Boxing Bonanza est le troisième événement de boxe organisé par la Société des bains de mer (SBM) et le promoteur sud-africain Golden Gloves Ltd. 

Lors de la première soirée de gala, le Monte-Carlo Million Dollar Super Four, on avait été surpris de découvrir une salle des Étoiles métamorphosée. Un ring central et une foule de sièges surplombés par des écrans géants. On redécouvrait le show de boxe à l'américaine, en Principauté. 

Plus question de dîner spectacle. Les combats deviendraient le copieux dîner du spectateur aux yeux avides. C'était à nouveau le cas samedi. Avec cette tension palpable dans l'air. Un mélange d'excitation, de classe et de bestialité recouverte de décence et de respect. 

Plusieurs styles s'embrassaient. Il y avait de la chemise à carreaux, de la bière et des jeans. Puis il y avait les talons aiguilles, les coiffures sophistiquées et les fourrures. Une chose est sûre, les plus charmantes créatures étaient de sortie. Et alors qu'elles arrivaient, prenant le temps de quelques clichés devant le photo call, dans la salle, le gong retentissait.

L'Irlandais a tenu, le Russe a vaincu

Juste avant le premier duel professionnel, la Princesse Charlène de Monaco faisait son entrée. Vêtue de noir, mise en plis impeccable, elle arborait un look assez rock et prenait place sur les sièges rouges, aux côtés de Rodney Berman, fondateur de Golden Gloves Ltd. 

De chaque côté du ring se trouvait un espace VIP. On observait notamment Paul Belmondo, Adriana Karembeu ou encore Alexandre Vinokourov et ses deux fils. A 18 heures, la salle commençait à sacrément se remplir. C'est le moment que choisissait le speaker pour annoncer la première rencontre. "Welcome, bienvenue mesdames et messieurs to the salle des Étoiles!"

Pour le titre continental des poids mi-moyens WBA, on allait voir s'affronter le Russe Roman Belaev et l'Irlandais Dean Byrne. Soit "The Lion", vingt-trois ans, et "Irish Lightening", vingt-neuf. Avec un symbolique trèfle à trois feuilles tatoué sur l'épaule droite, on aurait pensé que Saint-Patrick, le saint patron de l'Irlande, aurait porté bonheur à Byrne. Et pourtant. C'est la face cramoisie, gonflée et barbouillée de sang que l'Irlandais survivra aux douze rounds menés d'un poing de fer par le Russe, qui emportait son combat à l'unanimité des trois juges. Torse droit, il saluait la salle et ne s'éternisait pas.

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