Monte-Carlo Fighting Masters : catapultés à Bangkok

Le deuxième volet du Monte-Carlo Fighting Masters, placé sous le signe de la boxe thaïlandaise, promettait son lot de spectacle avec sept championnats du monde. Organisé par l'Académie de self-defense et sports de combat de Monaco, l'événement avait convié sur le ring les meilleurs de la discipline, parmi lesquels le champion thaïlandais Buakaw Banchamek ainsi que plusieurs Tricolores.

La boxe thaï a réalisé son baptême du feu en Principauté. Accompagné de sa panoplie traditionnelle, le sport phare de Thaïlande s'était installé dans la salle Gaston-Médecin, typiquement réservée aux disciplines où le ballon est roi. 

En mars 2013, l'Académie avait amené un peu de Vegas sur le Rocher en donnant à voir du kick-boxing. Les huit championnats du monde proposés avaient coupé le souffle d'une salle bondée. Le 14 juin 2014, un tout autre univers apparaissait, le temps d'une soirée. "Allez, on y va", indiquait Claude Pouget à ses troupes. 

L'organisateur de l'événement, suivi de près par la Baronne Cécile de Massy, membre d'honneur du comité d'organisation, fignolaient les derniers détails. Une pléiade de cameramen et photographes avaient été dépêchés autour du ring rouge central. On montait le volume de la sono, tamisait la lumière et lâchait une dose de "fumée d'ambiance". Aux alentours de 20 h 30, les amateurs de boxe pieds-poings pénétraient par vagues. 

Tambour, cymbale et hautbois

Déjà gagnés par l'excitation, ils faisaient entendre quelques éclats de voix. Il faut dire que l'affiche de la soirée était alléchante. On annonçait la venue de 14 excellents boxeurs, tous sacrés mondialement au moins une fois. 

Ils venaient de Thaïlande, de France, de Turquie, de Russie, d'Ukraine, d'Australie, de Biélorussie et de Suède. Deux écrans géants s'apprêtaient à diffuser les combats en temps réel, pour donner encore plus de relief à ce sport.

Ce que les néophytes ne s'attendaient probablement pas à voir, c'est l'ampleur symbolique qui accompagne la discipline. Une musique puissante et aiguë se faisait entendre depuis les tribunes. C'étaient les derniers échauffements du petit orchestre thaï dédié à ce genre de rendez-vous. On entendait un tambour, une cymbale et un hautbois nasillard. Un son du genre de ceux qui font se dresser les serpents à sonnettes. 

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