Blackout Academy : Matthieu Guillaume sacré champion du monde amateur en K1 rules

A 35 ans, Matthieu Guillaume a été sacré champion du monde amateur en K1 rules, catégorie moins de 67 kilos, à Milan. Licencié depuis deux ans à la Blackout Academy (BOA) de Monaco et entraîné par Federico Vella, il a remporté "un petit challenge personnel".

"C'est pas très commun pour un banquier", glisse Matthieu Guillaume, amusé, alors que nous discutons de son titre. Ce licencié de la Blackout Academy - association monégasque de mixed martial arts, grappling et jiu jitsu brésilien - est un fana de boxe thaï depuis des années.

"Mon entraîneur non plus n'a pas trop le profil que l'on imagine. Federico Vella est ingénieur mais aussi double champion du monde et champion d'Europe en K1 rules", ajoute-t-il.

"J'ai pratiqué la boxe thaï entre 18 et 23 ans. Puis j'ai arrêté pendant mes études. J'ai repris à 32 ans. Ça me donne un certain équilibre. C'était un petit challenge personnel. Puis à la BOA, ce n'est pas seulement de l'entraînement sportif, il y a une vraie culture du respect", explique le fighter, la voix enjouée.

"Ce tournoi amateur est organisé une fois par an par la World fighters confederation, afin de regrouper les combattants pour constituer une sorte de vivier", rapporte-t-il. Ce qui donne un plateau de 180 gaillards, tous poids et disciplines confondus, venant de 19 nations pour en découdre.

Matthieu Guillaume : "Un combat de cogneurs"

"Au départ, j'étais parti pour combattre en boxe thaï. Mais j'ai perdu en qualifications dès mon premier combat. Alors j'ai continué le tournoi en K1 rules. C'est un peu la même discipline, sans les coups de coude et les saisies."

Matthieu Guillaume était impliqué dans quatre duels de K1. "J'ai quasiment enchaîné mes deux derniers combats. Je n'ai eu que trente minutes pour reprendre mon souffle, puis je suis allé rencontrer un Italien. C'était pas facile. Un combat de cogneurs, vraiment", se souvient-il. 

"Pas de temps mort. Lui visait la tête. Il misait sur des coups forts et directs pour le K.O. Mais techniquement, je pense que j'étais plus fort. Je lui ai mis quelques coups au foie et des coups de genou sautés tels qu'on ne les passe qu'à l'entraînement et qu'on espère réussir lors d'un vrai combat", déclare le champion.

"Je suis content que ça n'ait pas été facile. C'est ce qui donne de la valeur à un titre. Gagner, c'est une chose que je pouvais espérer, mais on ne réalise que lorsque l'on tient la ceinture entre ses mains", lâche le licencié de la BOA. 

Le banquier boxeur ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et regarde déjà vers le tournoi de Noël du 15 décembre, à nouveau à Milan et en K1 rules.

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