Code Sport Monaco fête ses 5 ans

Plongée dans le passé

Cinq moments-clés pour souffler les cinq bougies de Code Sport Monaco. Voici ma mission. J'y ai officié en qualité de journaliste pendant trois ans, et c'est avec plaisir et honneur que je souhaite bon vent à mon équipe de cœur.

Il y a peu, mon ami Romain Chardan m'a offert la possibilité d'écrire à nouveau dans Code Sport Monaco. Il a lâché cela avec son flegme habituel, sa voix grave et son accent de "pied noir varois" (dixit notre cher graphiste, Anthony Houal). Je me suis dit : "Chouette !" Une occasion unique de regarder dans le rétro et de me replonger dans trois années riches de rencontres et d'apprentissage.

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À l'époque, en 2012, Code Sport Monaco faisait littéralement ses premiers pas, sous la houlette du très doué Jimmy Boursicot. Lequel a pris sous son aile la jeune diplômée que j'étais avec pédagogie et exigence. Et anxiolytiques, j'imagine. Car il y avait du boulot. Je débutais et n'étais pas experte en sport. 

Un pari risqué pour ce journaliste rigoureux aux traits germaniques. Plus tard, il m'a surnommée son "poulain" et même, son "champion". J'en ai conclu qu'on avait fait une belle équipe, en œuvrant avec cœur et énergie à mettre le sport en Principauté entre les mains de tous. Des anecdotes, j'en ai une tonne à raconter. Mais je vais être concise, pour maximiser mes chances de vous garder avec moi.

Catapultée dans le Grand prix de Monaco

Catapultée dans un autre Monaco. Voilà ce que j'ai ressenti. Cette période de l'année où la Principauté change de visage, devient rugissante. La 71e édition du GP de Monaco (mai 2013) a sacré le Monégasque d'adoption Nico Rosberg, trente ans après son père Keke. De son côté, le pilote de GP2 Stefano Coletti s'imposait chez lui, faisant résonner l'hymne monégasque. 

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Excellente année pour Monaco et belle première pour moi, devant un public régalé. Parallèlement au sport auto, je découvrais les paillettes et la fièvre suscitées par l'événement. Dans les stands des écuries, Leonardo di Caprio, Georges Lucas, Cameron Diaz et même - même ! - les Daft Punk, de passage. Une ambiance électrique sans limite, jusqu'au petit matin.

Quand Nadal a su que j'existais

Alors sachez-le et ne riez pas : Rafael Nadal - actuellement 1er tennisman mondial au classement ATP - me connaît. Peu avant la finale du Monte-Carlo Rolex Masters de 2013, où il s'est fait laminer par le Serbe Novak Djokovic, on a…vécu une conférence de presse. Après des heures à observer les courts, à prendre des notes, à interviewer les joueurs et à mettre en ligne un maximum de news : ma récompense. 

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J'avais choisi la chaise la plus proche de celle de "Rafa", et posé mon dictaphone près de lui. Rougissante et fébrile, je lui décochais mon plus grand sourire et captais le regard profond du taureau de Manacor. Ma victoire. Et ce, malgré les efforts de sabotage de mon confrère Boursicot - visiblement jaloux - gloussant à plusieurs reprises : "Tu es ridicule".

Rencontre avec le judo

Lorsqu'on ne connaît pas le judo, on n'adhère pas forcément. Ces femmes et ces hommes en "pyjama" qui se ruent au sol en marquant des "ippon" et des "waza-ari"... Mystère. C'est en rencontrant les membres du Judo club de Monaco que j'ai pris goût à la discipline. Surtout grâce à Marcel Pietri, véritable personnage et directeur technique dudit club, ainsi qu'à son fils Loïc, sacré champion du monde en 2013. Un grand moment. Par la suite, j'ai eu l'occasion de rencontrer d'autres judokas en rouge et blanc tels que Yann Siccardi, Cédric Bessi ou encore Sara Allag. Au gré de l'aventure journalistique, on vit de grands moments de sport mais aussi de beaux moments humains.

De Monaco au Luxembourg

Envoyés spéciaux au Luxembourg. Voilà ce qui est inscrit sur l'ouverture du dossier de la XVe édition des Jeux des Petits Etats au Luxembourg, dans le numéro 5 de Code Sport Monaco. Nous nous sommes embarqués dans une aventure haute en couleurs, au cœur d'une délégation monégasque composée de 121 personnes. Sportifs, entraîneurs et officiels. 

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Les Rouge et Blanc, toutes disciplines confondues, ont glané 28 médailles cette fois-là. De notre côté, nous avons bossé comme des forcenés pour vous rapporter le plus d'infos et d'images possible. Quels grands moments d'euphorie, d'entraide, de doute et de rigolades vécus auprès de vous, confrères journalistes et amis sportifs. Excellents souvenirs. A noter que nous avons survécu l'un à l'autre, Jimmy Boursicot et moi-même.

Mon coach pétanque s'appelle Chardan

Un jour, Jean-Marc Moreno, notre éditeur, me lance : "Tu feras huit pages sur les Masters de pétanque". Soit. L'ennui - et je m'étais passée de l'avouer - c'est que je n'étais pas au point sur les règles du jeu. Une honte. Le sport favori de ma bien-aimée Côte d'Azur. J'avais bossé le sujet, je connaissais les grands noms. Philippe Quintais, Philippe Suchaud, Damien Hureau, Christian Fazzino et j'en passe. Mais voilà, une fois devant le spectacle, la lecture restait difficile. C'est là qu'un grand brun a débarqué, sa mine de lendemain de soirée cachée derrière des lunettes noires. Il m'a commenté le jeu en direct. J'ai pris bonne note, j'ai tout compris, et j'ai pu vous le raconter.

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Un jour, j'ai confié les rênes de Code Sport Monaco à ce grand brun, Romain Chardan. Ce n'était pas un choix amical. C'était une décision professionnelle évidente, prise très sereinement. J'étais certaine de laisser le magazine à une plume habile surmontée d'une tête bien faite, couronnée d'une rigueur certaine.

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