Une tracé légendaire, une passion éternelle

Charles Leclerc La poisse à la maison

Charles Leclerc a de nouveau été contraint à l'abandon lors du Grand Prix de Monaco. Après 2017 en F2 et l'an dernier à bord de son Alfa Romeo Sauber, le Monégasque a encore vécu un week-end cauchemardesque à la maison.

Il faut croire que la poisse a décidé de s'abattre sur lui dès lors qu'il arpente "son" circuit. Entre le 10e et le 11e tour, Charles Leclerc tente une manœuvre audacieuse sur Nico Hülkenberg à la Rascasse. Si elle a marché quelques minutes plus tôt sur Lando Norris et Romain Grosjean, les choses ne se passent pas de la même manière avec le pilote Renault. Pneu crevé, retour aux stands, mais la voiture est trop endommagée. S'il a pu continuer le temps de quelques tours, cela devenait trop compliqué. Abandon au 16e tour. 

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Rageant, surtout que le jeune homme avait déjà connu une déconvenue la veille, lors des qualifications, lorsque son écurie, Ferrari, a commis une première erreur en ne le laissant pas ressortir alors que les temps des concurrents étaient à la baisse. Résultat, une élimination dès la Q1 et une quinzième position sur la grille. "Je vais prendre des risques, quitte à me crasher", avait d'ailleurs annoncé le bonhomme après les essais. Une décision assumée et qu'il n'a pas regretté après la course. "Je devais prendre des risques sur cette course. Vu d'où nous partions (15e place), une position qui ne correspondait absolument pas à la performance de la voiture, il fallait que j'en prenne pour remonter." Meilleur temps lors de la troisième séance d'essais libres, il n'a pu montrer ce qu'il avait réellement dans le ventre sur cette étape à la maison. Si son écurie, par Mattia Binotto, directeur de Ferrari, a reconnu l'erreur commise, pénalisant de facto leur pilote, le Grand Prix de Monaco vient rejoindre le début de saison mitigée du jeune homme.

De bonnes perfs, mais pas de résultat

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En passant chez Ferrari cette année, il se savait attendu. Il savait qu'on l'observerait bien plus et que les sollicitations seraient plus nombreuses. Couvé par Ferrari, ses déclarations sont reprises de toute part. Et lorsque l'occasion est donnée, le Monégasque joue le jeu face aux micros. Quatre jours avant le GP, il a ainsi partagé un "petit déjeuner" avec une quinzaine de représentants des médias. L'occasion pour lui d'assurer que ses débuts chez Ferrari correspondaient à ses attentes, "voire peut-être même plus, travailler avec autant de personnes est assez impressionnant, il faut apprendre à connaître les gens, mais je m'y habitue petit à petit.

Des premiers mois au cours desquels il a montré qu'il incarnait l'avenir, mais aussi le présent de Ferrari. Poleman à Bahreïn, il aurait dû s'imposer et remporter son premier GP si un problème moteur ne l'en avait pas empêché (3e). Auteur d'une erreur en qualifications à Baku, il a également dû suivre quelques consignes d'équipe qui ne sont pas toujours facile à accepter. S'il a jusqu'à présent suivi ces "consignes", Charles Leclerc a aussi prévenu que cela ne serait pas toujours le cas. "Sur certaines courses, il y en a eu quelques-unes. J’en ai compris certaines. Comme je l’ai dit, je suis prêt à respecter les consignes jusqu’à un certain point. Mais bon, jusque-là, cela a été acceptable. C’est à moi de faire le job pour essayer d’être devant." 

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Si les débuts chez Ferrari sont très prometteurs, malgré une voiture en retard par rapport à Mercedes, Charles (5e avec 57 points après 6 GP) devra aussi compter sur le bon fonctionnement de son écurie pour aller plus haut. 

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