Grand prix de Monaco : Un 78 tours mythique

Grand prix de Monaco : Dix éditions
 dans le rétro

Ne dit-on pas qu'il faut connaître son passé pour mieux avancer dans l'avenir ? Avant de glisser dans la fièvre de l'épisode 2014, il est encore temps de jeter un œil sur le déroulement des dix précédents GP.

2004
Le coup de Jarno

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"Hier, j'ai pris ma première pole position et j'ai dit qu'il ne me restait qu'à prendre cette première victoire. L'accomplir, c'est un sentiment inoubliable." 

Dit comme ça, ça paraîtrait presque simple. Pourtant, Jarno Trulli a dû cravacher pour arracher les lauriers. Et pas n'importe lesquels… Au volant de sa Renault R24, l'Italien prend son 114e départ en F1. 

Lors de la manche précédente, à Barcelone, Trulli avait signé le troisième podium de sa carrière. Deux mois avant de souffler ses trentes bougies, il va réaliser le plus beau coup de sa carrière. Parti en pole, il résistera jusqu'au bout à Jenson Button et sa BAR Honda. 

Ce jour-là, Jarno éclipse même le roi Schumi, qui avait remporté les quatre premières courses de la saison. "Il a fait un super boulot et je suis très heureux pour lui", déclarera l'Allemand en guise d'hommage.

2005
Räikkönen met la gomme, et la bonne

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Sous le cagnard méditerranéen, Iceman n'a pas frémi. Avec sa Mclaren couleur acier, le Finlandais va confirmer sa montée en puissance. Vainqueur en Catalogne quelques jours plus tôt, il s'empare de la pôle. Durant tout le week-end, Kimi Räikkönen sera dominateur. 

Le vice-champion du monde en 2003, qui avait été contraint d'abandonner en principauté en 2004, maîtrise le reste du peloton. Après 20 tours, il comptait près de cinq bonnes secondes d'avance sur Fernando Alonso (Renault). Au 23e tour, le crash de Christijan Albers (Minardi) allait entraîner l'apparition de la safety car. Tout ou presque était à refaire pour le Scandinave. 

Son choix de pneus allait s'avérer déterminant. Tandis qu'Alonso roulait en Michelin durs, lui était "chaussé" de gommes tendres. L'Espagnol décrochait dans la dernière partie du GP et laissait Räikkönen dicter la cadence aux Williams de Nick Heidfeld et Mark Webber.

2006
Alonso de sang froid

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Sur les images d'archive, on peut apercevoir David Coulthard entiché d'une cape de super héros. Une opération de communication initiée par Red Bull, qui venait juste d'obtenir le premier podium de son histoire grâce à l'Ecossais, qui fêtait sa 200e apparition en Grand prix. 

Mais celui qui méritait le rôle de Superman, ce jour-là, c'était bien Fernando Alonso. Cette course, il affirmait l'avoir "cochée sur (son) agenda". Räikkönen, vainqueur l'an passé, mettait tout en œuvre pour contrecarrer ses plans, en vain (son moteur explosera après 50 tours).

Juan Pablo Montoya et David Coulthard, déjà sacrés sur ce tracé si particulier (respectivement en 2003 et 2002), étaient repoussés loin derrière l'Ibérique. Son plus sérieux rival, Michael Schumacher, s'était exclu d'office de la lutte pour la gagne. Alors qu'il possédait le meilleur chrono des qualifications, le Baron rouge avait été sanctionné pour une manœuvre illicite, destinée à geler les positions. 

Parti de la 22e place sur la grille, il se hissera jusqu'au cinquième rang. Loin d'Alonso, qui allait s'emparer de son premier titre de champion du monde au terme de la saison, avec 13 points d'avance sur Schumi.

2007
Alonso écrase la concurrence

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A l'intersaison, Fernando Alonso a changé de baquet. On le retrouve désormais chez McLaren, déterminé à réaliser le doublé. A ses côtés, un rookie aux dents déjà longues nommé Lewis Hamilton. L'Anglais aime Monaco. Il s'y est déjà imposé en Formule 3, en 2005 puis en GP2, en 2006. 

Leader provisoire du classement du championnat du monde, il a bien l'intention de briller sur le Rocher. Mais son coéquipier va en décider autrement. Déjà le plus rapide en qualifications, Alonso imprime un train d'enfer, que personne n'arrive à suivre, à part l'autre flèche d'argent. Felipe Massa, troisième sur Ferrari, est relégué à 1'09" à la fin de l'après-midi. Près d'un tour, un monde… 

La FIA ouvrira une enquête afin de savoir si McLaren a ordonné au jeune Hamilton de laisser son leader prendre les commandes. Puis finira par ne rien détecter d'illicite. Au terme du championnat, Hamilton et Alonso (tous deux crédités de 109 points) échoueront à une unité de Räikkönen.

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