Nico Rosberg signe un doublé à Monaco

Vainqueur l'an dernier, l'Allemand Nico Rosberg (Mercedes) s'est imposé lors du 72e Grand prix de Monaco. Comme en 2013, il est parti en pole et a mené la course de bout en bout. Gêné par un problème à l'œil, son coéquipier Lewis Hamilton a dû résister au retour de Daniel Ricciardo (Red Bull). Le Français Jules Bianchi, lui, a inscrit ses premiers points en F1.

La pression sur ses épaules était forte, il n'a pas flanché. Parti de la meilleure place sur la grille, Nico Rosberg a fait preuve de beaucoup de maîtrise pour remporter sa deuxième victoire sur le circuit de Monaco, où il s'était déjà imposé l'an dernier.

Hormis deux blocages de roues sans conséquence, l'Allemand n'a jamais semblé gagné par le doute, malgré la volonté de son coéquipier, Lewis Hamilton, de tout faire pour lui griller la politesse.

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Nerveux depuis son arrivée en Principauté et encore plus après une séance d'essais qualificatifs au cours de laquelle Rosberg a été suspecté d'avoir fait une erreur de trajectoire délibérée dans les ultimes minutes (avant d'être blanchi par la FIA), le Britannique n'a jamais semblé en mesure de passer en tête.

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A partir du 66e tour, Hamilton a même dû ralentir sérieusement la cadence à cause d'un problème à l'œil gauche. Informé de son souci physique, Daniel Ricciardo (Red Bull) a tenté de venir ravir la deuxième place au pilote Mercedes. Malgré deux meilleurs tours en course, l'Australien a échoué à 4 dixièmes de Lewis Hamilton.

Vettel maudit…

Si le week-end monégasque s'est bien déroulé pour Ricciardo, qui a signé son deuxième podium consécutif et qui pointe désormais au quatrième rang du classement général, l'autre membre du team Red Bull n'en gardera pas un grand souvenir.

Titré en 2011 dans les rues de Monaco, Sebastian Vettel a été contraint à l'abandon. Au bout de seulement sept tours, le quadruple champion du monde a été trahi par son moteur. Hier, il avait déjà connu des soucis avec son KERS.

Durant une épreuve où la safety car a fait son apparition à deux reprises, plusieurs batailles intéressantes pour les points se sont déclarées. Relativement isolé (à près de 23 secondes derrière Ricciardo et très loin devant Nico Hulkenberg (Force India), Fernando Alonso s'est solidement accroché à sa quatrième place.

…Bianchi ravi

Pas vraiment en réussite depuis le début de saison, les pilotes français ont repris des couleurs. Relativement moyen en qualifications, Romain Grosjean (Lotus) a vu le drapeau à damiers pour la première fois de sa carrière en principauté. 

Tandis que son coéquipier Pastor Maldonado était hors-jeu dès le départ, il a réussi à garder sa concentration, évitant de se retrouver dans les mauvais coups. Un accrochage survenu au 74e entre Kimi Räikkönen et Kevin Magnussen (McLaren) lui a permis d'entrer dans les points.

Neuvième à l'arrivée, Romain Grosjean a grimpé d'un rang dans la hiérarchie après coup. Son compatriote Jules Bianchi, qui avait terminé juste devant, a été pénalisé de cinq secondes (parce qu'il avait effectué une autre pénalité de cinq secondes alors que la safety car était en piste, ce qui est contraire au règlement).

Pas de quoi atténuer la joie du Niçois, qui a inscrit les deux premiers points de sa carrière en F1, mais également ouvert le compteur de Marussia en championnat du monde.

Le troisième Tricolore en lice, Jean-Eric Vergne, avait nettement moins de raisons de sourire. D'abord pénalisé pour une mauvaise sortie des stands, le pilote Toro Rosso a ensuite été contraint à l'abandon (moteur cassé).

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