Bientôt l'heure de Victor Dubuisson en Ryder cup

La Ryder cup, prestigieuse compétition opposant une sélection américaine à une équipe européenne, se tiendra du 26 au 28 septembre à Gleneagles (Ecosse). Un moment particulier pour l'Antibois Victor Dubuisson, qui sera aligné en compagnie des meilleurs joueurs du Vieux continent.

Tout va désormais très vite pour Victor Dubuisson. Un temps cantonné au rôle de grand espoir, le natif de Cannes a repris le fil de sa carrière à vitesse grand V. A 24 ans, il est le joueur français le mieux classement du ranking mondial, au sein duquel il occupe la 23e position (il était 21e au début du mois).

Cette semaine, il va également devenir le troisième Tricolore, après Jean van de Velde en 1999 et Thomas Levet en 2004, à faire partie de l'équipe européenne de Ryder cup.

En compagnie d'Henrik Stenson, Jamie Donaldson, Sergio Garcia, Justin Rose, Martin Kaymer, Thomas Bjorn et Graeme Mcdowell, il fera ses premiers pas dans cette compétition de prestige, organisée tous les deux ans depuis 1927.

"Cactus boy" adopté par les Yankees

La suite logique d'une année faste pour l'Azuréen, qui s'était d'abord signalé par une victoire lors du Turkish airlines open, avant de confirmer en terminant à la sixième place du général de la Race to Dubai.

Cette saison, Victor Dubuisson avait décidé de mettre le cap sur les Etats-Unis, pour disputer le PGA tour, en compagnie de tous les cadors de la discipline. D'abord obligé de bénéficier d'invitations pour s'engager dans les différents tournois nord-américains, le Frenchy a obtenu le statut de membre provisoire pour l'année 2014 grâce sa deuxième place lors des championnats du monde de match-play, remportés par l'Australien Jason Day.

Celui qui est surnommé "Cactus boy" (pour avoir réussi un coup spectaculaire au pied d'une plante épineuse à Augusta) fait partie de la liste des candidats au titre de meilleur rookie (débutant sur le circuit) de l'année aux Etats-Unis.

      

Il sera en concurrence avec les Américains Chesson Hadley (issu du Web.com Tour 2013 et lauréat du Puerto Rico Open le 9 mars) et Brooks Koepka (membre temporaire du PGA tour, ancien triple vainqueur sur le Challenge tour 2012 et récent 4e à l'US Open 2014). 

Paul McGinley : "Victor, c'est Victor"

A l'image du Gallois Jamie Donaldson et de l'Ecossais Stephen Gallacher, Dubuisson effectuera son "baptême" de Ryder cup à Gleneagles. Un rendez-vous que le Français a souhaité préparer loin du Wales Open, où se trouvaient ses futurs coéquipiers Donaldon, Gallagher, Björn et Westwood.

Pas de quoi perturber le capitaine de la sélection européenne, Paul McGinley, qui a livré ses impressions à propos de Dubuisson dans lequipe.fr. "Victor, c'est Victor, comme on le sait tous. Il m'a fait part tardivement de son désir de se préparer pour la Ryder dans le sud de la France et régler des affaires personnelles. C'est un joueur qui disparaît parfois, mais qui d'un coup, revient de nulle part et cartonnePour lui, rester éloigné de la compétition n'est pas un problème, il l'a suffisamment prouvé par le passé : cela n'affecte pas sa performance."

Des propos confirmés par le président de la Fédération française, Pascal Grizot, qui a eu l'occasion de croiser le joueur lors de l'inauguration du practice du Old course Cannes-Mandelieu (dont Dubuisson est l'ambassadeur).

 

"J’ai trouvé Victor très en forme, physiquement et mentalement. Il est très motivé. Je pense qu’il n’a pas besoin d’être rassuré malgré le fait qu’il va découvrir pour la première fois cette épreuve mythique. Victor a franchi un niveau qui lui permet d’assumer aujourd’hui son nouveau rang de très grand joueur mondial. Il le vit bien. Très bien même."

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A l'écart des médias

Depuis plusieurs mois, la presse essaye d'en apprendre plus sur le joueur, en vain.

Peu à l'aise avec les médias hexagonaux, le neveu de l'ancien basketteur Hervé Dubuisson ne baisse jamais la garde. Avec les journalistes américains, il lâche un peu la bride, sans toutefois aller jusqu'à en dire plus sur sa vie privée ou son passé.

Son coach, Benoit Ducoulombier, ne connait également pas grand chose de son "poulain".

"Je ne sais rien de sa vie privée, ça ne me regarde pas et je ne suis pas là pour ça. C'est faire du buzz, ça n'a vraiment aucun intérêt. A partir du moment où il ne se drogue pas et ne devient pas alcoolique, je m'en fous."