Challenge inter-entreprises au Monte-Carlo Golf Club : un "par 3" réussi

"C'est pour ça que la balle est partie loin"

Près du ravitaillement, côté vestiaires du club house, nous croisions l'équipe estampillée Société monégasque des eaux. Ignace Zito, Alain Laurent, Manuel Nardi et Alain Vitali étaient un peu intimidés. Deux photographes, celles du club et la nôtre, se concentraient sur leurs mouvements. "À ce rythme, on va devenir connus", lançait l'un d'eux. 

Puis un autre questionnait : "Vous avez photographié en rafale ?" "Eh oui, c'est pour ça que la balle est partie loin", balançait Frédéric Ruffier-Meray, qui n'en manque pas une. "Il faut avoir de la répartie dans ce milieu", se justifiait-il, devant nos têtes amusées.

Au même endroit, nous croisions le groupe Veolia eau. Henri Adonto, président du Siecl (Syndicat intercommunal des eaux des corniches et du littoral) un pain aux raisins à la main, était ravi de nous annoncer que pour sa troisième participation, cela se passait "mieux que les fois précédentes".

C'était au tour de l'équipe Weihenstephan de manger un croissant. "Je viens de me réveiller. C'est pas la forme aujourd'hui", déclarait Italo Bazzoli. Lorsqu'on questionnait Matthieu Louppe sur le déroulé du parcours, il répondait en se marrant : "Ça ne se passe pas bien parce que les seniors n'en mettent pas une ! Non, je plaisante… Heureusement qu'on a l'urgentiste qui nous sauve", déclarait-il, montrant Serge Bailleux. Patrick Jean, de son côté, continuait d'être contrarié. "Ça se passe pas très bien", articulait-il rapidement, avant de saisir une boisson fraîche et de se détourner de nous.

"Rendez-vous ce soir oui, on va gagner !"

Alors que nous reprenions la route pour atteindre le côté montagne du Monte-Carlo Golf Club, nous croisions une équipe dont les quatre compères portaient un polo floqué d'un animal à plumes. 

"On est le team des pingouins, pas des manchots, hein", avançait l'un d'eux. L'équipe Marfin n'était constituée que de Suisses, prêts à recevoir un tacle verbal… L'équipe de football helvète devait affronter la France lors de la Coupe du monde, le soir même. "Alors, alors ?", taquinait Frédéric. 

"Rendez-vous ce soir oui, on va gagner !" L'histoire a voulu que la Suisse inscrive deux buts, certes, mais qu'elle s'en prenne cinq de la part des Français. Au golf, l'équipe au pingouin aura tout de même remporté le cinquième prix au classement des résultats net. Pas tous les Suisses ne sont repartis bredouilles ce jour-là.Au trou numéro 17, nous attendions l'équipe Mics. 

Gilles Panizzi, Richard Borfiga, Stéphane Clementi et Stéphane Valsamidis arrivaient prudemment. Ils cherchaient à déterminer la position exacte de leur balle par rapport au green à l'aide de jumelles laser afin d'ajuster leur geste. Panizzi tapait un peu court. Il souriait : "Je fais plus de vélo que de golf… Je viens ici pour m'amuser."

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