Inter clubs

Le Monte-Carlo Golf Club organisait le Challenge des sociétés, vendredi 14 septembre. Sûrement le premier d'une longue série, cet évènement a réuni 52 participants. À mi-chemin entre le sport et le relationnel, retour sur une matinée réussie.

A l'occasion du tournoi, treize sociétés monégasques ont foulé le sol encore humide du golf. Ce meeting d'un nouveau genre a été pensé par trois personnalités du Monte-Carlo Golf Club : Charles Houtart, directeur, Frédéric Ruffier-Meray, professeur de golf et Ludwig Lenief, directeur du restaurant.

"L'objectif de ce challenge est d'allier l'aspect sportif à l'aspect business. Les individus font connaissance et échangent leurs cartes de visite", explique Frédéric Ruffier-Meray. Il est vrai que même s'ils travaillent dans le deuxième plus petit État du monde, ces hommes et femmes d'affaires n'ont pas forcément l'occasion de se connaître. "Les joueurs sont presque tous des membres du club. Dès qu'on leur a proposé de se réunir pour participer à ce challenge, ils ont dit oui. Cela change de nos tournois traditionnels du dimanche. L'idée, ce n'est pas la performance, mais la rencontre aujourd'hui."

Et ça se sent. Pour une compétition dans un lieu si prestigieux, les golfeurs n'ont pas l'air stressés. "Bonjour Président", entend-on par là. "Tu nous réserves le trophée hein, comme d'habitude", lance-t-on par ici. Ce 18 trous semble enchanter l'assemblée. Ça rigole, ça se taquine et ça se serre la main entre ciel bleu, oliviers et pins. 

Le Challenge se déroule dans un lieu d'exception. Une fois passé le ballet des Porsche et autres Ferrari sur le parking, le voile se lève sur un splendide poumon vert centenaire. À 900 mètres d'altitude, logé en haut de La Turbie, voici le Monte-Carlo Golf Club. Grand angle sur la Principauté et ses environs. D'un côté, on aperçoit la propriété verdoyante du prince Albert II, de l'autre, Cap d'Ail. Le ciel azur flirte avec la mer jusqu'à la Corse, au loin. Entre embruns marins et effluves d'herbe fraîchement coupée, difficile de trouver plus agréable.

Chauds pour le shot gun

Après un bref briefing de Charles Houtart, l'heure du shot gun est arrivée. 52 participants enfoncent leurs crampons dans l'herbe rase. Chaque société est représentée par une équipe de quatre personnes. Chacune a son trou de départ attitré, accompagné d'un panneau estampillé au nom de l'entreprise. Tout le monde part et revient en même temps. 

"C'est une formule conviviale. Nous nous retrouvons tous pour déjeuner", explique Frédéric. Dans sa voiturette de golf, il nous fait visiter le domaine. 42 hectares de verdure dont 39 dédiés au jeu. Le parcours se dessine entre zones boisées et surfaces parfaitement entretenue et dégagées.

Au trou n°1, on guette les premiers coups de l'équipe Xan. L'entreprise est représentée par des joueurs de l'équipe première du Monte-Carlo Golf Club. Elle est composée de Charles-Henri Rey, Matthieu Louppe, Victor Guiot et Marco Simone, ancien footballeur et coach de l'ASM. Lors du dernier championnat de ligue régional, en avril dernier dans le Lubéron, ces pros sont allés chercher la deuxième place. Ils jouent maintenant en 2e division. "Ouais Marco ! Aussi doué avec la main qu'avec le pied !", l'encourage Frédéric, son coach. Il entraîne l'équipe, également pensionnaire de la 4e division nationale, depuis six ans.

À ce tournoi, les organisateurs ont ajouté un peu de piment. Ils avaient prévu un concours de précision, pour hommes et femmes, et un concours de distance mixte. Le trou n°7 a été choisi pour accueillir l'épreuve de distance. 

Nous y croisons l'équipe Véolia. Bernard Gaudfrin, Jean-Luc Schruoffeneger, Henri Adonto et Armand Forcherio jouent le jeu. Un jeu de luxe, puisque c'est ici que l'on teste les clubs Honma, l'un des sponsors cadeaux du challenge (voir encadré). Encore une fois, l'ambiance est chaleureuse. "Excusez-moi monsieur, s'écrie l'un des bonshommes. Je cherche un entraîneur. Vous en connaissez un ?", plaisante-t-il avec Frédéric. 

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