Terre Blanche : l'Eden du golfeur

Que recherchent les athlètes ?

Les joueurs qui veulent optimiser leurs performances, doivent joueur avec leur corps comme un athlète le ferait pour préparer une course. La performance est dans la manière de lancer la balle et de contrôler la trajectoire. Mais les coaches, spécialisés dans l'entraînement, n'ont pas pour autant une formation médicale qui leur permet de comprendre exactement comment le corps est fait et ce qu'il peut supporter. C'est la base de ce que l'on appelle la biomécanique appliquée. 

Comment vous est venue l'idée de l'adaptation du matériel au morphotype ?

Mon métier, c'est la biomécanique, mais je suis aussi un ancien athlète, tout comme mes assistants. Et dans tous les sports où intervient du matériel, il y a une savante alchimie à acquérir pour adapter sa "monture à l'effort". J'ai fait des études d'ingénieur au départ, et j'ai basculé sur des études paramédicales avec l'ostéopathie et la kinésithérapie, qui m'ont amené à avoir cette vision globaliste "corps/matériel/performance". C'est cette culture du sport, qui nous permet, quand un amateur vient, de trouver les mots pour le convaincre d'aller vers les solutions préconisées. 

Travaillez-vous sur d'autres sports que le golf ?

Il y a un peu plus de 5 ans, je me suis mis au rugby. J'ai collaboré avec Gonzalo Quesada, qui était en charge du jeu au pied pour le XV de France jusqu'à la coupe du monde en Nouvelle-Zélande, pour développer le geste des buteurs français, et plus récemment nous avons eu le plaisir d'aider Mathieu Bastareaud à retrouver sa place incontournable d'impact player du XV de France et du RC Toulon. 

Vous connaissez bien le sport mécanique aussi...

J'ai travaillé avec le team Peugeot. J'étais avec Richard Burns, Marcus Gronholm et Gilles Panizzi. Je me souviens de ce moment magique avec Gilles Panizzi à San Remo. Cinq semaines avant le rallye, il avait eu un accident et s'était arraché tous les ligaments de l'épaule. Le but pour Peugeot, c'était qu'il prenne le départ pour marquer des points. On avait recréé un baquet de sa voiture. Et avec le docteur Lascar, chirurgien de l'épaule de l'hôpital princesse Grace à Monaco, on l'avait fait travailler uniquement pour qu'il puisse passer les vitesses et tenir le volant, sans abîmer ses ligaments fragiles. Si peu de temps après l'opération, c'était quasiment impensable. Et il a gagné le San Remo. Sans oublier d'autres moments inoubliables avec les victoires de Jean-Louis Schlesser, ou celles du Team KTM sur les sables de la coupe du Monde des Rallyes OffRoad. 

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