Laurent Nouvion : "Le golf, ça vous lave l'esprit"

Président du Conseil national depuis février 2013, Laurent Nouvion aurait pu adopter une tout autre voie que celle menant aux hautes responsabilités politiques. Durant son adolescence, il avait envisagé de se lancer sérieusement dans le golf, un sport pour lequel il vibre toujours. Celui qui considère l'effort physique comme une "bonne drogue" nous a également fait part de son admiration pour les navigateurs solitaires.

Le sport a-t-il toujours occupé une place importante dans votre vie ?

Comme tout collégien, j’ai pratiqué les sports collectifs à l’école et puis après c’est vrai que dès mon plus jeune âge, j’ai été bercé par le golf et j’ai eu une assez jolie carrière en tant qu’amateur. Entre 10 et 16 ans, j'avais songé à aller aux États-Unis pour ne faire que ça et participer à l'Orange bowl.

Vous rappelez-vous de quelques belles victoires ?

J’ai été champion du Sud-Est quand j’avais 14 ans, puis trois fois champion de France universitaire quand je faisais mes études à Assass (l'une des 13 universités parisiennes). J’ai aussi gagné deux fois la Coupe de Paris. Avec le Golf de Saint-Cloud, nous avons été vice-champions de France 2e série. 

Comment est venue cette passion pour le golf ?

Je suis pratiquement né sur un golf, donc j’ai toujours adoré ça. Je considère que c’est une très bonne école de maîtrise de soi, d’humilité. J’ai toujours joué au Mont Agel, j’y ai été formé, par des professionnels anglais, mais aussi un vieux Basque qui s’appelait Jean-Baptiste Ado et mon beau-père (Jean-Charles Rey). Depuis 7 ou 8 ans, j’ai moins pratiqué. Là, j’ai l’intention de m’y remettre avec plus d'assiduité.

Quel a été votre meilleur niveau ?

Mon meilleur niveau a été 3 de handicap quand j’avais 16-17 ans. Aujourd’hui il faut que je m’y remette, j’ai participé à une compétition inter-entreprises, fin juin au Monte-Carlo Golf Club. J’ai pas mal joué, je m’étais entraîné trois ou quatre fois avant. J’ai dû faire 80 brut, ce qui est pas mal pour un "vieux".

Qu'appréciez-vous le plus dans ce jeu ?

Ça vous lave l’esprit, ça vous permet de vous focaliser sur autre chose. Ce que j'aime, c'est aussi l’esprit d’équipe. De ce côté-là, je me suis régalé quand j'étudiais à Paris. On était quatre copains avec des niveaux entre 2 et 6. Je crois que l’esprit d’équipe, c’est ce qui fait la moitié de la réussite dans le sport mis à part l’entraînement et la capacité de se mettre à disposition d’une discipline. 


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