Ludwig Lenief : coup de cœur pour le club

Ludwig Lenief occupe la fonction de directeur du restaurant du Monte-Carlo Golf Club. Un rôle qui implique une grande part de relationnel avec les membres et qui l'a amené à devenir l'un des instigateurs du Challenge des sociétés, aux côtés de Frédéric Ruffier-Meray.

Le matin, vous prenez la voiture, vous montez. Vous regardez d'un côté, il y a la mer. Vous regardez de l'autre, il y a la montagne. Entre les deux, il y a le golf et une foule de gens sympathiques. Une véritable ambiance de club." Depuis 1991, voilà comment le natif de Beaulieu-sur-Mer charge ses batteries en se rendant au mont Agel. Il y retrouve un cadre, un état d'esprit et une équipe exceptionnels.

En septembre 2012, le Monte-Carlo Golf Club organisait la première édition du Challenge des sociétés. Comment l'idée vous est-elle venue ?

On y a pensé à deux, avec Fred. Ensuite, Charles (Houtart, directeur du golf) nous a bien aidés. On avait commencé à y penser en juin. On aime le club et on a envie d'y réunir du monde. On a marché sur des œufs au moment de présenter le projet à Maître Rey (président du Monte-Carlo Golf Club). Ça dépassait un peu nos fonctions. Mais il s'est montré ravi et nous a demandé comment nous n'y avions pas pensé plus tôt.

Avez-vous atteint vos objectifs ?

La première année, nous étions même surpris que ça marche aussi vite. Les gens ont répondu présent très rapidement. C'est un peu ce qui manquait au club pour fédérer ses membres.

Comment êtes-vous arrivé au Monte-Carlo Golf Club ?

C'était une période où j'aimais changer de travail souvent. J'ai d'abord remplacé une employée enceinte au restaurant. Ça m'a tellement plu que j'ai voulu continuer, mais il n'y avait pas de place pour moi. Jean-Charles Rey m'a conseillé de rester dans les parages, au cas où. Alors j'ai fait le caddie pendant un an. J'ai fait le gardien de parking et travaillé dans les jardins pendant trois ans. Et un jour, le directeur du restaurant est parti, mais je n'ai pas pris sa place. Je suis revenu comme serveur et l'évolution s'est faite naturellement.

Présentez-nous votre équipe au restaurant…

Quand on entre au golf, on n'en part pas. On s'y sent bien. Nous sommes 5 dans la salle de restaurant et 3 en cuisine. Patrick Viescou, mon adjoint, travaille avec moi depuis 14 ans. Valérie Guilloux, notre serveuse, est là depuis une vingtaine d'années. Ensuite, j'ai deux jeunes, Nicolas Vogel, en poste depuis 8 ans, et Benjamin Combe, depuis 2 ans. En cuisine, nous avons deux chefs, Aldo Tedesco, ici depuis 35 ans, et son second, Claude Lenfant, qui est un très bon pâtissier. Ils sont assistés par Agnès Bergesi.

Vous pratiquez le golf ?

C'est devenu une passion, mais je joue mal (il sourit). Alors je prends des cours, mais pas au Monte-Carlo golf club pour ne pas gêner. Je vais à Antibes, avec ma femme et l'un de mes fils.

Vous avez dû voir passer de sacrés sportifs…

Oui, on a reçu des footballeurs comme Ronaldo, van Basten et Shevchenko ou encore Roberto Baggio. Ces joueurs ont marqué leur temps. On a aussi accueilli le pilote de moto Loris Capirossi. Quant à Rory McIlroy, il a fait plusieurs séjours à Monaco et en a profité pour s'entraîner chez nous. 

Êtes-vous plutôt sportif télé ou sportif actif ?

Je jouais au foot quand j'étais plus jeune, je jouais au basket aussi. Mais quand on commence à travailler… Aujourd'hui, je continue de suivre les championnats à la télé. J'ai deux fils qui s'y intéressent beaucoup aussi. L'aîné est parfait, il est suporter de Nice. Le second, qui a 18 ans, a dérapé. Il est supporter de Monaco (il se marre).

Alors, vous ne supportez pas l'AS Monaco FC ?

Eh bien non. D'ailleurs, c'est un jeu avec les membres parce que je suis un fervent supporter de l'OGC Nice, et je suis le seul. On se chambre amicalement et je fais exprès d'être d'une mauvaise foi absolue. Sur la porte de mon bureau, j'ai la photo de l'équipe niçoise ainsi que la phrase : "Ici habite un supporter de l'OGC Nice." Au restaurant, dans mon équipe, il n'y a que des partisans de Monaco. Donc je les ai autorisés à avoir le poster de l'ASM. C'est de bonne guerre.

Il vous arrive d'aller au stade ?

J'allais souvent au Ray. À l'Allianz Riviera, un peu moins, car il est moins pratique d'y accéder. Mais je suis notamment allé voir Nice-Monaco avec l'équipe du Monte-Carlo Golf Club, l'an dernier.Nice est une équipe de milieu de tableau, mais ce qui me plaît depuis que je suis tout petit, c'est l'ambiance. C'est la folie. Il y a de l'animation, ils vivent pour le club. Au Rey, c'était déjà magnifique, et à l'Allianz, il y a une caisse de résonnance extraordinaire. 

Quels grands événements de football vous ont marqué ?

La Coupe du monde 1982, j'avais 16 ans. Ça, je m'en rappelle. On gagne 3-1, on se fait rattraper (3-3) aux tirs au but contre l'Allemagne. C'est mon premier grand souvenir. Mais ce qui m'a marqué en premier, c'est celle de 1978. C'était la première fois que je suivais un événement sportif à la télévision. 

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