Katelyn Ohashi, la gym en joie

A 21 ans, Katelyn Ohashi est une jeune retraitée. Un temps pressentie comme espoir olympique, l’Américaine s’est finalement épanouie lors de sa carrière universitaire, en imposant sa touche personnelle. Rencontre.

La  vie nous mène toujours là où elle doit nous emmener. Même si ce n’est pas là où on l’avait initialement imaginé. Et à voir Katelyn Ohashi évoluer sur le praticable lors du Gala international de gymnastique Princesse Grace, difficile de ne pas penser que la vie fait bien les choses tant la talentueuse gymnaste américaine de 22 ans dégage une énergie et une joie de vivre impressionnantes. 

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Celle qui a récemment bousculé les codes de la gymnastique avec sa chorégraphie délurée, inspirée de Michael Jackson, et est encore à ce jour la dernière à avoir battu Simone Biles, aujourd’hui quadruple championne olympique américaine, ne participera jamais aux Jeux Olympiques. Mais, pour autant, elle n’a aucun regret. "Absolument aucun. Ma blessure a été une bénédiction, parce que cela m'a conduite là où je devais être. Et j'ai connu tant de succès et de joie. Les Jeux Olympiques ne m'en auraient jamais apporté autant. Je pense que j'ai vécu un véritable conte de fées avec la gym, comme peu de gens ont la chance d'avoir".

Espoir olympique

Entre Katelyn et la gymnastique, tout a commencé de manière somme toute assez classique. "J'ai commencé grâce à ma mère à l'âge de 3 ans. J'étais constamment en train de faire des pirouettes sur le canapé et de grimper aux murs. J'en suis tombée immédiatement amoureuse" se rappelle la jeune femme. Très vite, la jeune Katelyn montre des prédispositions. Tant et si bien qu'à l'âge de 9 ans, "mes parents ont décidé de quitter Seattle, qui n'avait pas de programme Élite, pour le Missouri, à l'autre bout du pays. Ma mère et l'un de mes frères m'ont accompagné pendant que mon père et mes deux frères sont restés à Seattle". 

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Rapidement, tout s'enchaîne. Elle fait ses débuts sur la scène nationale à 12 ans, lors des championnats nationaux olympiques juniors où elle finit première au sol, seconde aux barres asymétriques et quatrième au général. Puis intègre deux ans plus tard l'équipe nationale senior. Mais si elle semble promue alors à un bel avenir, la jeune adolescente commence à perdre le goût de sa discipline. “J’avais l’impression que tout venait des autres. Mes parents avaient fait tellement de sacrifices. Il y avait beaucoup de pression. C'est à cette période que j'ai commencé à être malheureuse. Ce n'est que lorsque j'ai été blessée que je me suis posée la question de l'avenir, de ce que je voulais faire." Nous sommes alors en 2013. Katelyn vient juste de glaner son premier grand titre international, l’American Cup, qu’elle remporte d’ailleurs malgré cette blessure.

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