L'OAJLP a mis la concurrence au tapis

A Boé, les gyms de l'Olympique d'Antibes Juan-les-Pins ont réalisé une véritable razzia à l'occasion des championnats de France Elite en individuel. En Top 12, le club a réussi à mettre la main sur son 27e titre national par équipe. Belle récompense pour ce club qui a toujours placé la formation au centre de son projet.

Même en cherchant bien, difficile de trouver un club qui affiche une telle constance, quelle que soit la discipline. Depuis son titre national de champion de France par équipe de 1977, l'Olympique d'Antibes Juan-les-Pins (OAJLP) n'est plus jamais descendu du podium.

Dans un contexte toujours plus concurrentiel, où ses rivaux n'hésitent pas à aligner la monnaie pour recruter des mercenaires qui n'ont jamais vu la couleur du gymnase où ils sont supposés s'entraîner, l'OAJLP a maintenu le cap, a continué de former des générations de compétiteurs talentueux.

Et cela paye encore. Quatre ans après son dernier sacre, Antibes est redevenu numéro un dans la hiérarchie française. Un statut que les blanc et bleu étaient impatients de reconquérir.

Esprit de famille

"A chaque fois qu'on se déplace, c'est pour gagner. Dans notre staff, tout le monde a été au moins une fois champion de France avec Antibes", expose Philippe Carmona, entraîneur de l'équipe engagée en Top 12.

Avec Hamilton Sabot, médaillé de bronze aux barres parallèles aux JO de Londres, Samir Ait Said, champion d'Europe aux anneaux en 2013, et Guillaume Augugliaro, deuxième du concours général lors des derniers championnats de France, l'OAJLP présentait de solides arguments avant d'arriver à Boé (dans le Lot-et-Garonne, à 8 kilomètres d'Agen).

"Sauf qu'à la veille de l'épreuve, Guillaume s'est fait une entorse de la cheville. On a pris un petit coup au moral, il a fallu prendre la décision de le remplacer. C'est Matthieu Clarivet qui est entré dans l'équipe", indique le coach.

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Âgé de 19 ans, Matthieu Clarivet a rejoint les deux autres "jeunots" du groupe, Anthony Randrianasolo et Loris Frasca (18 ans). Une plongée dans le grand bain gérée avec justesse.

"Il y a une grosse cohésion dans notre équipe. Les anciens font ce qu'il faut pour bien intégrer ceux qui arrivent. Et contrairement à leurs adversaires, ils se connaissent très bien", poursuit Philippe Carmona.

La Fédé a fermé les frontières

Le technicien antibois fait allusion aux armadas de gyms recrutés par les clubs tricolores dans les pays de l'Est ou ailleurs pour faire main basse sur les récompenses. 

"Les gars arrivaient le jour de la compétition, ils prenaient leur chèque et ils repartaient. Parfois, on essaye aussi de venir nous piquer des gens chez nous. Mais bon, en trente ans, il n'y en a qu'un qui est parti, alors…"

Du côté d'Antibes, où un Pôle France est installé, il n'a jamais été question de verser dans la surenchère ou d'aller chercher son bonheur loin de l'Hexagone. 

Un choix bienvenu, puisque la Fédération française de gymnastique a décidé de limiter la participation des gyms étrangers en Top 12. "Depuis cette saison, il faut aligner au moins trois éléments formés localement. C'est à dire des concurrents qui ont eu des résultats sur le sol français dans au moins trois catégories d'âge", détaille Philippe Carmona.

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Photos

10 médailles en poche

Or :
- par équipe (Kevin Antoniotti, Hamilton Sabot, Samir Ait Said, Matthieu Clarivet, Loris Frasca, Anthony Randrianasolo).

- Sol (Kevin Antoniotti).
- Anneaux (Samir Ait Said).
- Barre fixe (Hamilton Sabot).
- Général (Kevin Antoniotti)

Argent :
- barre fixe (Kevin Antoniotti).
- Arçons (Hamilton Sabot).
- Saut (Samir Ait Said).

Bronze :
- Sol (Samir Ait Said).
- Anneaux (Hamilton Sabot).