"On ferme un livre et on en ouvre un nouveau"

Après une saison pleine de rebondissements, les filles d’Antibes-Juan les Pins ont gagné le droit d’accéder à la Nationale 1. Grandes gagnantes de leur poule, les Azuréennes devront au moins maintenir ce niveau pour être performantes la saison prochaine.

Peu de monde aurait parié sur elles en début de saison. Pourtant, les féminines d'Antibes-Juan les Pins (O.A.J.L.P) sont parvenues à accéder à la Nationale 1. Positionnées à deux points de Nîmes, leader à 3 journées de la fin, les joueuses de la Côte d'Azur étaient dos au mur, devant remporter obligatoirement le match contre Nîmes, mais avec une marge de 11 buts d'écarts. 

"Certains nous voyaient morts. Malgré cela, le groupe y a toujours cru, ça a été sa force", affirme l'entraîneur Fabrice Blombou. Les Bleue et Blanche ont écrasé le leader 35 à 22, prenant la tête de la poule pour ne plus la lâcher. "Ce soir-là, on a marché sur l'eau. Les filles ont été exceptionnelles", souligne l'entraîneur. Un point plus qu'un autre a joué sur ce match et sur la saison tout entière, à savoir la défense. Rugueuses, disciplinées, les Antiboises ont été solides derrière. Et si l'on ajoute à cela des gardiennes performantes, la plupart des équipes sont tombées sur un os en seconde partie de saison. 

"Nos 4 défaites nous ont servi à avancer"

Le doute, jamais les handballeuses ne l'auront connu cette saison. Quelques contre-performances auraient pu leur être fatale. Mais à chaque déception, elles ont su se relever pour mieux repartir. "L'ensemble de nos défaites nous ont servi à avancer", explique Fabrice Bambou. Le coach a cependant dû changer quelques points en cours d'exercice, principalement après la défaite à Aix fin février. "J'ai été obligé de modifier certaines choses à l’entraînement, dans la manière de fonctionner… On a réglé certaines choses en interne. Au final, ce sont les petits détails qui font la différence", évoque Fabrice Blombou. 

Objectif maintien "confortable" 

Ces petits détails pourraient peser lourd dans la balance en N1. C’est pour cela que le club s’est renforcé à l’intersaison, avec l’arrivée de Mélanie Chatelet en provenance de l’AS Cannes, ou encore Alexia De Diego, la pivot de Dijon qui a déjà évolué dans l’élite du handball. Ces nouveaux renforts vont nécessiter une période d’adaptation. "Elles ont toute un petit gabarit, mais je suis persuadé qu’elles vont se fondre rapidement dans le collectif. Elles collent à notre philosophie de jeu".

Avec ces valeurs ajoutées, Antibes-Juan les Pins espère acquérir le maintien rapidement. "Pour rassurer les dirigeants, je parlerai de maintien "confortable" concernant la prochaine saison, mais si l'on peut aller plus haut, on ne va pas s'en priver", argumente le coach, avant d'ajouter : "Il ne faut pas oublier que le projet de l'O.A.J.L.P. est d'atteindre la deuxième division d'ici 3 ans". 

"Le monde amateur, c’est fini !"

L’objectif sera dur à atteindre. La fédération a changé la composition des poules, toutes les équipes du sud étant regroupée dans une seule. "Sans manquer de respect aux autres, on est tombé dans la poule la plus relevée ! On va avoir de longs déplacements, comme Bordeaux par exemple", dit Fabrice Blombou. Sans compter le niveau supérieur de la N1. Le coach en est conscient. "Tout va plus vite, plus fort. Les joueuses sont plus techniques. La grande différence, c'est surtout que l'on va être confronté à des joueuses pros et étrangères. Les clubs payent leur effectif. Le monde amateur, c'est fini !" L’entraîneur garde toutefois confiance en son groupe. "C'est une nouvelle histoire qui commence. On ferme un livre, on en ouvre un nouveau".

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