Anna Santamans, à toute vitesse

La sprinteuse de l'ONN, qui s'entraîne sous les ordres de Maxime Leutenegger, incarne l'une des surprises de la sélection française. Sur 50 m nage libre, l'Arlésienne arrivée sur la Côte d'Azur il y a près de trois ans, tentera de résister aux gros bras pour sa première apparition à ce niveau.

Championne de France du 50 mètres papillon, Anna Santamans avait presque l'air étonné de repartir de Dunkerque auréolée d'un nouveau sacre, sur 50 mètres nage libre. Le 50 m pap' n'étant pas une distance olympique, c'est bien ce second titre qui lui a ouvert les portes de Londres. 

Aux micros qui se tendaient en zone mixte, Anna avait déclaré que l'émulation à la sauce niçoise l'avait aidée à obtenir sa sélection. "Je suis dans un club où il y a de très bons nageurs, c'est plus facile de se mettre à leur niveau. Avant de partir, ils m'ont encouragée. Ils voulaient que je sois avec eux." 

Au quotidien, la jeune fille de 19 ans, originaire des Bouches-du-Rhône, ne partage néanmoins pas les lignes d'eau des membres du "clan" Pellerin. 

"J'avais été contactée par Fabrice et j'ai commencé avec lui en arrivant ici. J'ai beaucoup appris sur le plan de la technique et sur la gestion des courses. Mais sur la durée, je ne pouvais pas continuer avec le groupe de Camille, Yannick et les autres. Au niveau de l'endurance, je n'arrivais pas à suivre. Ils font 8 ou 9 kilomètres par séance alors que j'en fais entre 5 et 6. Maintenant, je m'entraîne avec Maxime Leutenegger, dans un groupe plus axé sur le sprint", explique la brune à la voix posée.

"Sur le premier mouvement
je sais si ça se passe bien ou pas"

Des heures et des heures pour affiner le geste, grappiller les centièmes qui feront la différence sur une longueur de bassin, sculpter son corps pour le rendre le plus véloce possible. C'est le quotidien d'Anna Santamans, qui n'a pourtant pas l'apparence des armoires à glace qu'elle doit régulièrement affronter. 

"C'est vrai qu'en général, les sprinteuses sont plus musclées que moi. Je travaille beaucoup le rapport poids-puissance, l'explosivité. Sur 50 m, le départ est un point technique encore plus important. Le plongeon et la sortie de coulée, ça représente quasiment 70 % du travail. Sur le premier mouvement, je sais si ça se passe bien ou pas", assure Anna, qui a fait de la danse contemporaine et un peu d'escrime avant de venir à la natation.

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