Étoiles D'eau douce

Les grandes manœuvres

Dans les coulisses du Meeting International de Natation de Monte-Carlo, la mécanique est bien huilée, à l'image des nageurs qui se succèdent dans les lignes d'eau. Chaque année, les trois mousquetaires de l'organisation du meeting, Roland Trabaries, Stéphanie Cabioch et Guillaume Dazun, sont rejoints par une armada de bénévoles, que le Prince Albert II est venu saluer le samedi matin.

"Si on n'avait pas de bénévoles, le meeting ne pourrait pas se faire", explique Stéphanie Cabioch, la déléguée du Meeting International de Natation de Monte-Carlo. Chaque année, les bénévoles qui rejoignent les rangs du comité d'organisation se comptent par dizaine. Cette année, ils étaient 85, arrivés pour la plupart quelques jours, voire quelques semaines avant, en fonction des postes et des disponibilités de chacun. "Le mercredi avant le meeting, on se réunit tous ensemble et on donne à chacun leur poste, même si la plupart le savent déjà. On voit aussi s'il y a des missions supplémentaires", explique la déléguée du meeting.

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 Et chacun se retrouve à des postes en fonction de leurs affinités et de leurs compétences. "Pour l'accueil bassin, on met surtout des gens qui parlent anglais, car la plupart des nageurs ne parlent que cette langue", souligne Stéphanie. "On leur envoie une fiche d'inscription, où sont listées quelques missions comme hôtesse d'accueil, chauffeur… Ils nous disent ce qu'ils préfèrent. Et on essaie le plus possible de coller à nos besoins".  

La mémoire du meeting

Si beaucoup sont liés au monde de la natation, "quelques-uns sont venus par le bouche à oreille. Et chaque année, on a des gens qui reviennent. Et de plus en plus de jeunes. D'anciens nageurs sont là pour nous aider, soit à l'accueil ou à des postes où ils peuvent côtoyer les nageurs et les aider parce qu'ils connaissent toute l'organisation... Cette année, on a même dû refuser du monde", souffle Stéphanie. Comme la déléguée du meeting, beaucoup sont venus après les Jeux des Petits Etats de 2007 qui se déroulaient en Principauté et qui avaient mobilisé un grand nombre de bénévoles. Certains sont arrivés depuis, d'autres étaient là bien avant. 

A l'image de Gilles Oncina qui s'occupe de la logistique et de la sécurité ou d'Andrée Vanmoen, la plus ancienne, que l'on retrouve toute l'année au club. Fidèle depuis 34 ans à la chambre d'appel, la "Mama", comme la surnomment affectueusement les membres de l'AS Monaco Natation, est en quelque sorte la mémoire du meeting monégasque. "Ils avaient sollicité les gens qui voulaient aider. La manifestation se déroulait à la piscine du quai (Port Hercule). On n'avait pas encore le stade ici, seulement celui à la place du chapiteau avec sa piscine de 6 lignes d'eau de 25 m seulement. Après deux années là-bas, on a ensuite ouvert ici et inauguré la piscine avec le 3e meeting". 

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Si Andrée n’aime pas se mettre en avant, elle est intarissable d'anecdotes et de souvenirs. Les entraîneurs qu'elle retrouve chaque année, les premiers cartons d’engagements faits à la main. "Bleu pour les garçons, rose pour les filles. Et on remplissait le nom, le prénom, le club, le pays, les temps d'engagement. Puis il fallait faire les lignes d'eau, les écrire à la main. Comme l'esprit n'est pas clair le soir, mais plus le matin, je me levais à 4h du matin et je faisais mes séries avant d'arriver ici. On ne s'est jamais trompé !

Dans les coulisses

En coulisses, l'organisation est parfaitement millimétrée. Le centre névralgique, qui abrite les bureaux des organisateurs, fourmille. Les bénévoles vont et viennent. En charge du site internet, Laurent réceptionne et gère les résultats tandis que Guillaume s'affaire avec Cristina sur la soirée de clôture ou gère avec Roland et Stéphanie les demandes et autres imprévus. 

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Dans un autre bureau, l'armada de chauffeurs attend les instructions des frères Gnutti, Gérard et Raymond, les responsables de la commission. Le premier a rejoint les rangs en  2002 "avec des camarades qui étaient déjà dans le bain. Ils m'ont demandé si je voulais venir. Comme je prenais ma retraite, j'ai de suite accepté", souligne Gérard Gnutti, qui officiait encore une semaine avant sur le Grand Prix. "Ça fait plus de 15 jours que Stéphanie me passe les infos par mail, j'ai préparé tout cela chez moi" souligne le "Transporteur". 

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