Boris Herrmann prévoit une arrivée le “28 ou le 29 janvier”

Le skipper allemand a déjà avalé 80,8% du parcours du Vendée Globe et n’a pas perdu son sourire depuis le passage du Cap Horn, la semaine dernière. Actuellement à hauteur du Brésil, Boris Herrmann était en ligne en début d’après-midi pour répondre à nos questions. L’actuel 6e de l’épreuve a profité de ces vingt minutes d’échange pour faire étalage de sa bonne humeur et donner une date approximative d’arrivée.

Thierry Leret nous avait prévenus en début de transmission : “Le resserrement de la flotte qui est en train de se produire est extraordinaire. C’est du jamais vu dans l’histoire du Vendée Globe et, si tout se passe bien à l’Est, je mise sur une arrivée de Boris dans le top 3.” C’est donc tout logiquement que l’on retrouvait le skipper allemand (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco) détendu mais alerte au moment de répondre à nos questions en début d’après-midi. Grâce aux joies de la technologie, on découvrait un Boris Herrmann “dans un super état d’esprit”, remontant le Brésil en T-shirt avec un grand ciel bleu en toile de fond.

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“La mer est plate, une petite brise s’est installée et le bateau avance mieux. Je peux respirer et ralentir un peu mon cerveau, il n’y a plus de risques permanents de casser ou de faire une erreur. C’est vraiment reposant”, appréciait le natif d'Oldenbourg. Il avait déjà fait part, la semaine dernière, de son soulagement d’entrer dans les eaux de l’Atlantique après avoir franchi le Cap Horn. Pointant à la 11e place au sud du Chili, il a grappillé des positions pour se retrouver dans la peau du 6e au moment de l’échange. Devant lui, les leaders ne paraissent plus aussi intouchables, ralentis après avoir opté pour l’Ouest, tandis que lui, penchant plus pour l’Est, s’est rapproché à 55,6 miles (102,87km) de Charlie Dalin (APIVIA, 1er). 

“Je vais régater comme si le départ était aujourd’hui”

“Je croise les doigts pour que le vent ne faiblisse pas, avouait-il. Lorsque le bateau commence à devenir le jouet des vagues, cela devient très stressant quand même. J’espère ne pas connaître cette situation. D’après la météo, une brise devrait nous ramener vers les Alizés (vents réguliers dans l'Océan Atlantique, NDLR) à partir de minuit.” Pour autant, même si son bateau “est à 100%” pour la fin du parcours, Boris Herrmann ne cédait pas à l’euphorie et rappelait que son objectif demeurait le “Top 10” : “La course est toujours ouverte et il faut toujours être très prudent. Chaque place gagnée est un bonus pour l’équipe et moi. Il faut dissocier la régate et cette énorme aventure de faire un tour du monde. Cette arrivée est beaucoup plus importante que le classement.” 

Et d’assurer : “L’opportunité de m’approcher des avant-postes de la course me motive énormément. J’arrive à me reposer, je sens que j’ai plus d’énergie. Je vais régater comme si le départ était aujourd’hui.” Et l’arrivée aux Sables-d’Olonne, elle, se dessine pour la fin du mois. “Le 28 ou 29 janvier”, tablait Boris Herrmann en fin de transmission. Soit le lendemain de la Sainte-Dévote...

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