Un avant goût d'Europe

La Principauté de Monaco a accueilli une nouvelle version du Challenge Albert II, proposé par la Société Nautique de Monaco. Une version à l'accent de championnat d'Europe, un objectif avoué du club.

l faut croire que 2019 rime avec nouveauté. Avec la nouvelle version du Gala International Princesse Grace (voir p. 50-53), le Challenge Albert II a lui aussi pris une nouvelle voie. Celle de l'évolution, comme l'a justement souligné le président de la Société Nautique de Monaco (SNM), Jean-Marc Giraldi. "Pour sa 15e année, et sous l'impulsion de Mathias Raymond et Roland Weil, le Challenge Albert II va prendre une nouvelle orientation." 

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Si, au départ, il s'adressait surtout "à des équipes régionales", précise Roland Weil, la version 2019 s'est voulue résolument plus internationale. "Nous avons fait des choix, comme le changement de date (auparavant en février), avec la volonté d'attirer le top du niveau mondial et devenir ainsi la deuxième manifestation derrière les championnats du monde", explique Roland Weil. Au vu du week-end, il semblerait bien que la SNM ait réussi son pari.

Du très lourd dans le bassin

La SNM n'hésite pas. L'ambition est claire et annoncée. "On souhaite devenir le premier championnat d'Europe d'aviron de mer", clame Roland Weil, sous l'œil approbateur de son président et du secrétaire général de la Fédération Monégasque d'Aviron, Mathias Raymond. Une ambition traduite, notamment, par le plateau réuni pour ce 15e Challenge Albert II. Trop nombreux pour en dresser la liste, les palmarès des rameurs parlent pour eux puisqu'il y avait, à peu de choses près, des champions et médaillés mondiaux dans toutes les courses ou presque ! Sans oublier, bien entendu, les rameurs de la SNM. 

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Ces derniers avaient d'ailleurs des envies de revanche, notamment pour ceux ayant pris part aux derniers mondiaux de Hong-Kong. Et pour motiver un peu plus encore tous ces équipages (108 bateaux, 330 participants pour 19 pays représentés), des prize moneys ont été mis en place. Bien décidés à se montrer novateurs sur leur événement, les organisateurs ont également proposé une nouvelle formule de règlement, comme l'explique Mathias Raymond. "Nous avons enlevé toute possibilité de pénalité pendant la course, à savoir les règles de priorité, les accrochages etc. Tout ce qui passe en course est un fait de course et le premier qui franchit la ligne l'emporte. Seuls les faux-départs restent sanctionnables." Et à ce petit jeu, les favoris ont répondu présent, tout comme les Monégasques.

Batailles et médailles

Face à une mer parfois capricieuse, offrant des conditions plus que sportives aux rameurs, ces derniers et dernières ont dû s'employer pour aller chercher la victoire. Combattre les vagues n'a d'ailleurs pas déplu aux athlètes, qui ont pu profiter d'une mer plus clémente le samedi. "Il n'y a pas eu beaucoup de surprises, les têtes d'affiche ont confirmé, nos deux quatre de couple, garçons et filles, l'ont emporté et notre double homme a confirmé sa bonne forme avec une nouvelle médaille de bronze", note Mathias Raymond. 

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Et d'ajouter que "le bilan est très positif. On a été, aussi bien qualitativement que quantitativement, au-delà de nos espérances, avec de belles bagarres sur l'eau. Cela confirme nos envies de régate européenne car certains ne peuvent pas toujours se rendre sur des mondiaux trop lointains. Avoir ce cadre européen, comme ici, peut permettre d'avoir de plus belles courses." Ce Challenge Albert II, qui s'est d'ailleurs déroulé sous les yeux du président du board européen ainsi que des dirigeants de plusieurs fédérations (française, allemande, espagnole, anglaise) devrait donc permettre de faire évoluer les choses. Pour la SNM, en tout cas, l'idée est de continuer sur cette voie. "Nous avons franchi une nouvelle étape en terme d'organisation, il faut maintenant pérenniser cela.

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